Les assassins de Laïla condamnés à mort

Mardi 23 octobre. La chambre criminelle, premier degré, près la Cour d’appel de Beni Mellal condamne à la peine de mort les deux mis en cause, Mohamed et Mustapha, âgés respectivement de 27 et 45 ans. Une condamnation que plusieurs jugent méritée. Ils ont assassiné sauvagement une jeune fille, Laïla Chatbi, âgée de 19 ans. Dans cette affaire, la sœur du premier mis en cause, Khadija, et le chauffeur d’une voiture de transport de colis qui a transporté le cadavre découpé de la victime, ont écopé d’un an de prison ferme pour non-dénonciation. Qui est Laïla, comment et pourquoi lui a-t-on réservé un sort aussi sordide?
Laïla a été adoptée, depuis sa naissance, par une femme qui demeure au quartier Âmiriya (Beni Mellal). La maman adoptive ne lui a jamais révélé l’identité de ses parents, ni si elle était le fruit d’une relation conjugale ou hors mariage. N’ayant aucun enfant, cette femme a légué, bien avant sa mort, en février dernier, tous ses biens mobiliers et immobiliers à Laïla. Après son décès, Laïla est restée seule, occupant le premier étage de la maison du quartier Âmiriya. Au rez-de-chaussée vivait Mohamed, qui jouissait d’une bonne réputation et n’hésitait pas à l’aider à chaque fois qu’elle avait besoin de ses services.
Laïla, lui faisant totalement confiance, a pensé fait appel à lui pour l’aider à gérer son argent et ses biens immobiliers. Elle lui a demandé de lui trouver un acheteur pour sa maison du quartier Âmiriya.  Dimanche 29 avril, dans l’après-midi, Mohamed apprend à Laïla qu’il a enfin un acheteur et lui a demandé de l’accompagner pour lui parler au téléphone. Sans se douter de ce qui l’attendait, elle l’a suivi. Quand elle est rentrée chez lui, un autre homme, Mustapha, l’attendait pour lui planter un couteau dans le dos. Mustapha, marchand ambulant, a été engagé par Mohamed contre une petite somme d’argent pour tuer la jeune fille. Laïla, se débattant contre la mort, a regardé Mohamed et lui a demandé secours. Mais il s’est jeté sur elle pour l’empêcher de crier. Mustapha lui a asséné deux autres coups de couteau pour l’achever.
Les deux assassins ont, ensuite, découpé le corps de la fille en quatorze morceaux pour les mettre dans quatre sachets en plastique. À bord d’une voiture de transport de colis, ils ont transporté le corps mutilé. Ils ont enterré les sacs dans un terrain vague situé derrière la Faculté des sciences.
Trois jours plus tard, le mardi 1er mai, vers 13h, le chien d’un berger qui gardait son troupeau à cet endroit a flairé une odeur et a commencé à creuser la terre avec ses pattes. Et c’est là où le berger a fait la découverte macabre. Alertée, la police a ouvert une enquête qui a révélé que le mobile du crime n’était autre que l’argent.

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