Les SMS qui tuent

Les SMS qui tuent

Nous sommes le jeudi 20 mars. Du commissariat de la sûreté d’Inzegane, les limiers de la police judiciaire viennent de conduire Brahim, quarante-neuf ans, vers les locaux de la Cour d’appel de la ville d’Agadir.

En fait, personne ne concevait que ce fonctionnaire au service de  communication au pachalik d’Aït Melloul qui jouissait d’une bonne réputation, père de quatre enfants, sera un jour menotté et conduit devant la justice pour avoir été mouillé dans une affaire de meurtre. Malheureusement, le voilà, l’après-midi de ce jour, se tenant devant le bureau du parquet général en attendant qu’il soit interrogé sur le crime de meurtre qu’il avait commis contre sa femme.

En effet, il y a quelques années, rien ne brumait la vie de ce couple qui demeurait dans la région de Laqliâa. Fonctionnaire à l’époque à la préfecture d’Inzegane avant d’être muté au pachalik d’Aït Melloul, il ne pensait qu’à l’avenir de ses quatre enfants. Seulement, tout a changé quand les SMS reçus souvent par sa femme lui ont mis la puce à l’oreille.

Par un simple hasard, il est arrivé à lire quelques-uns dont ceux où on exprime sa flamme pour sa femme. Qui les envoyait ? Pourquoi ? Le trompait-elle? Mille questions lui hantaient l’esprit. Quand il lui demandait une explication, elle lui répondait qu’elle les recevait d’un inconnu. Une réponse qui ne l’a pas convaincu.

Depuis, le doute le rongeait jour et nuit. Comme solution, il a décidé enfin de changer le domicile. Il a déménagé vers le quartier Masdoura, à Inzegane, non loin de chez ses parents. Mais en vain. Sa femme continuait à recevoir, à travers son téléphone portable, les mêmes messages sans une explication convaincante.

Et enfin, il a décidé de la répudier. À ce propos, un dossier a été déposé devant la justice qu’elle n’a pas encore tranché. Au fil du temps, le fonctionnaire qui vivait encore sous le même toit avec sa famille semble avoir perdu, cet après-midi du mardi 18 mars, le contrôle de ses nerfs. Ils étaient tous les deux chez eux puisque leurs enfants étaient à l’école.

Tout d’un coup, Brahim s’est tenu devant sa femme lui demandant explication sur ces SMS reçus. La réponse était toujours le même, qu’ils provenaient d’un inconnu. Hors de lui, il a quitté la chambre pour y retourner, quelques secondes plus tard, avec un couteau à la main. Et il lui a asséné cinq coups mortels avant d’aller se réfugier chez ses parents où il a été arrêté.

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