Mort pour un joint

Mort pour un joint

Mais, exceptionnellement, six policiers ont été chargés de conduire ce jeune mis en cause, âgé de vingt-sept ans, célibataire, poursuivi pour coups et blessures ayant entraîné la mort sans l’intention de la donner. «Il a tenté de se suicider en prison», nous a confié l’un des six policiers.

Sa mère nous a confirmé l’information tout en expliquant qu’il a déjà tenté, chez elle, de se donner la mort. Le président de la Cour lui a demandé la raison pour laquelle il a décidé de se suicider. «Je n’ai plus envie de vivre», a-t-il balbutié.

Le président lui a expliqué que le suicide n’est jamais une solution, tout en le sollicitant d’avoir la volonté de changer et de tourner le dos à la drogue. D’ailleurs, ce sont les comprimés psychotropes qui l’ont conduit, il y a une année, en prison pour y purger une peine de six mois ferme. Il était dealer et ce sont les comprimés psychotropes qui l’ont poussé, cette fois encore, à mettre fin à la vie de son ami, son aîné de trois ans, qui était également trafiquant de drogue.

Amis, issus du même quartier Moulay Rachid, ils s’adonnaient ensemble au trafic de drogue, s’enivraient, fumaient du haschich et fréquentaient les filles de joie. Mais un malentendu va survenir entre les deux pour mettre définitivement un terme à cette relation.
«Nous venions de vider la première bouteille de vin rouge quand il m’a demandé un joint», a-t-il affirmé à la Cour tout en précisant qu’il a refusé.

Reproches, invectives, qui on vite laissé la place aux mains et enfin aux couteaux. Tout s’est passé en quelques secondes et la victime de se retrouver corps sans vie.

«Parce que j’ai refusé de lui donner un joint, lui qui en a déjà un, il a commencé à m’insulter avant de me donner un coup de poing. Sans trop penser, je lui ai donné un coup de couteau», a précisé le mis en cause. Un coup fatal au niveau de la poitrine.

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