Par jalousie, il poignarde l’amant de sa maîtresse

Chambre criminelle près la Cour d’appel de Casablanca. Poursuivi en état d’arrestation pour coups et blessures ayant entraîné la mort sans l’intention de la donner, Rachid se tient au box des accusés. Malika, elle, est poursuivie, en état de liberté provisoire. Rachid aurait pu être avec sa femme et ses deux enfants s’il n’avait pas connu la belle veuve. Qui est-elle ?
Née en 1965 dans un douar de la région d’El Jadida, Malika s’est mariée à l’âge de 18 ans. Après avoir mis au monde trois filles, elle a perdu son mari. Après le deuil, la jeune veuve s’est retrouvée seule avec ses filles sans aucune ressource. Une vie très dure les attendait. Où est la solution ? Malika était obligée de travailler comme femme de ménage dans quelques maisons pour quelques sous qui ne pouvaient pas lui permettre de joindre les deux bouts. Au fil des jours, Malika a rencontré un quinquagénaire qui n’est autre que Rachid. Ce dernier a été séduit par cette jeune femme d’une grande beauté. Le père de famille était sous le charme et ses tentations devenaient de plus en plus irrésistibles. Malika ne montrait aucun refus à cet homme si généreux qui n’hésitait pas à lui donner de l’argent, beaucoup d’argent. En contrepartie, Malika partageait avec lui le même lit à chaque fois qu’il le lui demandait. Au fil du temps, Rachid a même commencé à se rendre chez elle. Ses voisins le lui reprochaient et lui demandaient même d’avoir un peu plus de respect pour eux en chassant cet homme étranger. Mais, ni elle ni ses trois filles n’accordaient d’attention à ces reproches répétitifs, car, pour Malika et ses trois filles, aucun de leurs voisins ne les a aidées lorsqu’elles en avaient besoin. Ce qui importait désormais pour elles, c’est d’avoir une personne qui pouvait toujours les aider matériellement. De fil en aiguille, les voisins ont presque oublié cette relation d’adultère au point que Rachid ne semblait plus être un étranger.
Tout allait bien donc pour Malika, jusqu’au jour où Rachid a appris qu’elle entretenait une autre relation avec un jeune homme. Il s’appelait Badr et n’était âgé que de 32 ans. Célibataire, employé de son état, Badr a fait la connaissance de Malika dans un hypermarché. Il a suivi ses pas à travers les rayons de marchandises. Avec son sourire envoûtant, Malika l’a pris dans ses filets. Et leur relation a commencé à prendre très vite la même tournure que celle de Rachid avec des rencontres dans l’appartement de Badr qui se succédaient d’une semaine à l’autre.
Rachid a su que le nouvel amant invitait de temps en temps Malika chez lui et qu’ils couchaient ensemble. Rongé par la jalousie, il s’est mis à chercher l’adresse de son rival. Que comptait-il faire ? Abandonner sa maîtresse et retourner auprès de son épouse et de ses enfants ou faire semblant de ne rien savoir pour garder sa relation avec la belle Malika ? Pas question. Rachid n’a pas pu rester les bras croisés. Il a décidé d’aller les surprendre dans l’appartement. Durant toute une semaine, Rachid suivait les pas de sa maîtresse jusqu’au jour où elle est rentrée dans une maison à Hay Mohammadi.
Un quart d’heure plus tard, il a frappé à la porte. Un jeune lui a ouvert. «Appelle Malika !», lui a-t-il demandé sur un ton sévère. «Quelle Malika ?», a répondu Badr qui tentait de fermer la porte au nez de son interlocuteur. Furieux, Rachid a poussé Badr l’empêchant de fermer la porte. Le jeune homme a donné un coup de pied à Rachid qui s’est renversé. Badr a claqué la porte. Mais, Rachid a recommencé à frapper cette fois très violemment. Badr a ouvert la porte en criant: «Que veux-tu encore ?». Badr se montrait agressif et prêt à frapper son adversaire qui ne s’est pas laissé faire. Il était même plus rapide en lui assénant un coup de couteau fatal.
«Mais, je ne voulais pas le tuer M. le président!», a-t-il déclaré à la Cour. Rachid a été reconnu coupable des accusations qui lui ont été reprochées et l’a condamné à dix ans de réclusion criminelle. Quand à Malika, elle a écopé de dix-huit mois de prison ferme pour débauche et complicité d’adultère.

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