Pour 100 DH, il tue son ami

«Il était mon ami… Je n’ai jamais pensé le tuer…». C’est la phrase par laquelle Hamid S. a entamé ses aveux devant la chambre criminelle près la Cour d’appel de Casablanca. «Je n’étais pas conscient… J’étais sous l’effet de la drogue… », a-t-il affirmé les larmes aux yeux. Issu d’une famille indigente de l’ancienne médina, à Casablanca, ce jeune homme de 27 ans était selon les voisins du quartier, bien éduqué. D’abord, il a poursuivi ses études jusqu’à la huitième année de l’enseignement fondamental. Après, il a réussi au concours d’admission au centre de l’Office de la formation professionnelle et de la promotion du travail. Il a réussi et il a choisi  de suivre ses études dans la branche de la coiffure. Après avoir décroché son diplôme, il a rejoint un salon de coiffure. Au fil des jours, il a commencé à gagner de l’argent. «Noureddine était un ami d’enfance. Nous demeurions au même quartier et nous étudions à la même école», a-t-il précisé à la Cour sur un ton plein de regret. Aîné de Hamid de deux ans, Noureddine était un drogué. Dans son quartier, tout le monde le connaissait et évitait de le rencontrer. Ce dernier avait purgé à deux reprises des peines d’emprisonnement de six et huit mois fermes pour consommation de drogue, coups et blessures. Cependant, Hamid était l’un des jeunes de son quartier qui avait gardé une  bonne relation avec lui. Ils se rencontraient le plus souvent au café du quartier. C’est Hamid qui payait les consommations puisque Noureddine était chômeur. Hamid lui donnait également de temps en temps quelques dirhams pour acheter au moins un joint ou quelques comprimés psychotropes. Dans un moment de joie, Hamid a décidé de fumer un joint. Au fil du temps, cette première expérience est devenue une habitude. Et les deux amis ne cessaient, depuis, de se rencontrer pour fumer quelques joints. Et le haschich a cédé la place aux comprimés psychotropes. Hamid est tombé dans le gouffre de la drogue. Il terminait son travail au salon de coiffure et rejoignait aussitôt son ami, Noureddine pour se droguer. La nuit du crime, les deux amis se sont rencontrés. Ils fumaient des joints et discutaient de tout et de rien. Tout d’un coup, un malentendu a éclaté entre eux. Hamid a reproché à Noureddine de lui avoir subtilisé cent dirhams. Les mots ont rapidement cédé la place aux coups de poing. Et Hamid a poussé, dans un moment de colère, Noureddine. Tombé par terre, sa tête a heurté le trottoir. En quelques secondes, il a passé de vie à trépas suite à une hémorragie cérébrale. Noureddine a été enterré et Hamid a été condamné à 10 ans de réclusion criminelle.

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