Pour 2.500 dirhams, il commet un matricide

Pour 2.500 dirhams, il commet un matricide

Nous sommes dans la ville des Roses, Mohammedia. Tous les habitants du quartier Rachidia connaissaient «Mi Fatna» (Mère Fatna), une femme qui jouissait, ainsi que son mari, d’une bonne réputation. Avant de tomber malade et d’être handicapée moteur, elle n’épargnait aucun effort pour donner un coup de main à ses voisins. Elle n’a mis au monde que son fils unique, Mohamed, âgé de vingt et un ans. En fait, elle n’avait d’espoir, ainsi que son mari, qu’en cet enfant. Elle a déployé tous ses efforts, matériels et moraux, pour l’aider à suivre le bon chemin afin d’avoir un bon avenir. Mais en vain. Mohamed n’a pas pu poursuivre ses études. Il a quitté tôt l’école pour se jeter dans le gouffre du vagabondage. À chaque fois, ses parents tentaient de le sauver du monde de la délinquance. Toujours en vain. Encore adolescent, il est devenu ivrogne et drogué. Des vices qui nécessitent de l’argent. Certes, ses parents lui donnait de temps en temps d’importantes sommes lui permettant d’acheter ses doses de boissons alcoolisées et de drogue. Mais, il semble que ces sommes n’étaient pas suffisantes pour satisfaire tous ses besoins. La solution ? Mohamed a rejoint des bandes de malfaiteurs qui agressaient des victimes et les dépouillaient de tout ce qu’ils portaient sur eux. De fil en aiguille, il a été arrêté et traduit devant la justice qui l’a condamné à trois ans de prison ferme pour constitution d’une bande de malfaiteurs, agressions à main armée et voie de fait contre ascendant. Après avoir purgé cette peine, il a été libéré, il y a un mois. En fait, il n’a pas rejoint le foyer parental, mais il a décidé de séjourner en compagnie de quelques délinquants au quartier la Résistance. Mais, il rendait visite de temps en temps à ses parents. Malheureusement, en leur rendant visite, la dernière fois, il a commis l’irréparable. Dimanche 3 octobre. En début d’après-midi, Mohamed est allé rendre visite à ses parents. Il a même pris le déjeuner avec eux. Avant de partir, son père lui a glissé dans ses poches une somme d’argent. De coutume, il ne retournait que le lendemain. Mais, ce jour, il est retourné le soir. Pourquoi ? Ses parents n’en avaient aucune idée. Quand il est entré, il a rapidement avisé son père que le feu ravageait la boutique mitoyenne au domicile. Rapidement, le père est sorti pour voir ce qui se passait. Aussitôt, Mohamed qui était sous l’effet de la drogue, a saisi un grand couteau et s’est approché de sa mère, handicapée moteur. Sans lui adresser la parole, il l’a criblée de coups de couteau. Après, il a fouillé les quatre coins de la chambre et a mis la main sur deux mille cinq cents dirhams avant de prendre la fuite. En retournant chez lui, le père était étonné quand il a découvert sa femme, grièvement blessée, gisant dans une mare de sang. Alertés, les enquêteurs se sont dépêchés sur les lieux et ont diligenté une enquête. La mère, encore en vie, a été évacuée aux urgences de l’hôpital Moulay Abdellah. Mais, douze jours plus tard, elle a rendu l’âme suite à ses blessures. La police de la ville de Mohammedia cherche activement le mis en cause qui court toujours dans la nature.

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