Pour avoir entretenu une relation avec son amant, elle la tue d’un coup de bâton

Pour avoir entretenu une relation avec son amant, elle la tue d’un coup de bâton

Vêtue d’une djellaba bleue et portant des babouches et un foulard blanc orné de roses rouges à la tête, elle se tient au box des accusés, les larmes aux yeux.

A chaque fois elle se tourne vers l’assistance présente à la salle d’audience de la chambre criminelle près la Cour d’appel de Casablanca pour voir, sans aucun doute, sa famille. Âgée de vingt-huit ans, elle se retrouve, à cause d’un moment d’imprudence et de perte de contrôle, avec un mort sur le dos. A la suite d’un simple malentendu, elle a donné un coup de bâton à sa voisine qu’elle accuse d’avoir entretenu une relation amoureuse avec son amant. «Je voulais juste la corriger pour qu’elle s’éloigne de Samir», a-t-elle affirmé à la Cour qui lui a rappelé être poursuivie pour coups et blessures ayant entraîné la mort sans avoir l’intention de la donner.

Et ce qui la rendait encore plus malheureuse, c’est que Samir, pour lequel elle se retrouve dans cette situation, n’est même pas présent à son procès. C’est du moins ce que racontaient ses copines qui sont venues la soutenir. «Je lui ai demandé de ne plus avoir de relation avec Samir pour qu’elle se révolte contre moi tout en me traitant d’une fille de tout le monde», a ajouté la jeune fille qui n’arrivait pas à tenir ses larmes. La victime, une jeune fille, âgée de vingt-et-un ans, a été effectivement croisée par la mise en cause, selon les témoins qui se sont présentés devant la Cour pour présenter leurs témoignages après avoir prêté serment. La mise en cause lui a demandé de cesser de tourner autour de son bien-aimé. Mais, la victime lui a répondu qu’elle n’était plus qu’une traînée qui ne refuse rien aux hommes et qu’elle a été délaissée par son amant. Les injures et insultes ont fusé entre les deux au point que la mise en cause a saisi un bâton pour asséner un coup à la tête de la victime qui s’est effondrée tout de suite et est aussitôt passée de vie à trépas. Après les délibérations de la Cour, elle a finalement été condamnée à huit ans de réclusion criminelle.

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