Pour joindre les deux bouts, elle recourt à l’escroquerie

Pour joindre les deux bouts, elle recourt à l’escroquerie

Divorcée et mère de trois enfants, elle se retrouvait toujours entre l’enclume de ce salaire dérisoire et le marteau de ce que demandent ses enfants. Son ex-époux ne versait aucun sou à ses enfants. Bref, la vie devenait dure pour elle et ses trois enfants au point qu’elle a pensé à exercer une autre activité pour se faire un peu plus d’argent. Mais devant le peu de débouchés elle a décidé de s’en procurer par tous les moyens, même illicites. Et l’escroquerie était, à ses yeux, le chemin le plus court pour en avoir.

«Je l’ai rencontrée par l’intermédiaire d’une amie. Elle s’est présentée comme une femme qui peut m’aider à être recrutée dans les rangs de la police», a affirmé aux enquêteurs Redouane, vingt-huit ans, chômeur, qui cherchait un emploi. Il lui a versé une somme de trente mille dirhams sans pour autant qu’il soit embauché. C’est ainsi qu’elle a arnaqué plusieurs personnes qui ont porté plainte contre elle, après plus de quatre mois d’escroquerie durant lesquels elle a empoché plus de 200 mille dirhams.

«Je lui ai versé une somme de vingt mille dirhams pour qu’elle m’aide à aller en Espagne», a précisé une fille de vingt-trois ans, employée dans une grande surface de commerce, mais qui rêvait d’améliorer sa situation matérielle.

Les plaintes tombaient sur les bureaux des chefs des districts de police de la capitale économique et les investigations se poursuivaient pour la mettre hors d’état de nuire.
Arrêtée, elle a tout nié. «Je ne les ai jamais connus», s’est-elle disculpée, comme la majorité des escrocs d’ailleurs.

Cependant, ses victimes mettaient l’index sur elle sans équivoque. Et pourtant, elle continuait à clamer son innocence.

L’affaire est entre les mains de la chambre correctionnelle près le tribunal de première instance de Casablanca.

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