Pour l’amour de sa cousine, un instituteur commet un double meurtre et se suicide

Pour l’amour de sa cousine, un instituteur commet un double meurtre et se suicide

Nous sommes à Missour, à deux cent quarante-sept kilomètres au sud-est de la ville de Fès. Il était quatre heures trente de ce vendredi 5 août, quand ce père de famille, sexagénaire, est sorti de chez lui au quartier Al Qods. Sa destination était la mosquée pour faire la prière d’Al-Âsr. À sa demeure, il y avait sa femme, cinquante-deux ans, et sa deuxième fille, vingt-cinq ans. Sa fille aînée, employée de son état, était à Larache. Quand il y est retourné, il fut surpris par la porte fermée. De coutume, quand sa femme et sa fille y étaient, la porte restait ouverte. Il a frappé à la porte. En vain. La porte est restée fermée et personne n’a pris l’initiative de l’ouvrir. Peut-être que sa femme et sa fille étaient en dehors de chez elle en train de faire des courses. C’est du moins ce qu’il avait cru. Au seuil, il attendait leur arrivée. Soudain, une voisine l’a rejoint en criant et demandant secours. Au début, il ne savait pas pourquoi elle hurlait. Mais, elle lui a expliqué avoir remarqué, depuis la terrasse donnant sur le premier étage de chez lui, le corps d’un homme pendu. Hâtivement, il a gravi les escaliers de sa voisine pour arriver sur la terrasse. En lançant un regard vers l’intérieur de sa demeure, il a vu, lui aussi, le corps d’un homme pendu. À qui appartenait ce corps ? Rapidement, il l’a identifié. C’était son neveu qu’il avait pris en charge, à son septième printemps, depuis qu’il a perdu ses deux parents. Âgé actuellement de trente-cinq ans, il est enseignant dans une école primaire à Outat El Hadj, dans la région de Fés-Boulemane. De coutume, il rejoignait son oncle maternel quand il terminait l’année scolaire. Aussitôt, le père sexagénaire a alerté la police. Les limiers se sont dépêchés sur les lieux. Ils n’ont pas défoncé la porte. En compagnie des éléments de la protection civile, ils y sont rentrés par la terrasse mitoyenne. Ils ont constaté le corps de ce jeune enseignant pendu par une corde accrochée au plafond. Bref, il s’est suicidé. Perturbé, le père sexagénaire a informé les enquêteurs qu’il y avait, chez lui, sa femme et sa fille quand il est allé à la mosquée. Où sont-elles ? Accompagnés du père sexagénaire, les enquêteurs ont descendu les escaliers pour arriver au rez-de-chaussée. Personne n’a cru ses yeux. C’était une découverte macabre : les deux corps de la femme et de sa fille, criblés de coups de couteau, gisant dans une mare de sang. Un couteau souillé de sang était encore sur la scène du crime. Les enquêteurs ont conclu que le jeune enseignant avait commis son double crime avant de se donner la mort. Pour quel mobile ? L’enquête policière fondée sur l’interrogatoire du sexagénaire, père de la famille massacrée, a révélé que le jeune enseignant aimait sa fille aînée, employée à Larache. Il lui a même proposé l’idée du mariage. Elle lui a expliqué qu’elle ne gardait pour lui que les sentiments d’un frère. Ni plus ni moins. Malheureusement, elle ne voulait rien croire, ni rien entendre. Les battements de son cœur ont bouché ses oreilles et sa raison. Au fil du temps, il a commencé à croire que c’était l’épouse de son oncle qui s’opposait à son mariage avec sa cousine qu’il aime follement. C’est pourquoi, il a décidé de se venger. Et il est passé à l’acte cet après-midi du quatrième jour du Ramadan : il a tué l’épouse de son oncle, a liquidé sa fille benjamine qui était en sa compagnie et s’est donné la mort par pendaison.

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