Pour un verre de plus, il tue son ami

Pour un verre de plus, il tue son ami

Nous sommes le matin du mercredi 7 juillet. À Sidi Yahia El Gharb, province de Kénitra, non loin de Oued Tiflet et du cimetière, le cadavre d’un jeune homme a été découvert par un jeune homme qui  passait. Le cadavre était vêtu d’un T-shirt de sport de couleur rouge portant le numéro 16, un pantalon blue-jeans et des espadrilles de couleur noire. Sur son téléphone portable, le jeune homme a composé le numéro de la police. Il l’a informée de la découverte macabre. Pas moins de quelques minutes, les éléments de la police judiciaire de la ville de Kénitra, accompagnés des éléments de la police scientifique, se sont dépêchés sur les lieux. Ils ont entamé les premiers constats d’usage. Le chef de la brigade, qui s’est chargée de l’affaire, a remarqué que le cadavre était celui d’un charmant jeune homme d’une trentaine d’années, criblé de plusieurs coups par une arme tranchante. Des coups graves au niveau de la tête, du visage, du cou, de la poitrine et au niveau des côtes gauches. En parallèle, les limiers de la scientifique tentaient de découvrir sur la scène du crime n’importe quelle preuve susceptible de tirer l’affaire au clair. Le parquet général près la Cour d’appel de Kénitra a été saisi. Il a donné ses instructions faisant état que l’affaire devait être résolue le plus tôt possible tout en exploitant toutes les pistes. Ses instructions ont été exécutées à la lettre. En fait, les enquêteurs devaient d’abord identifier la victime avant d’identifier son meurtrier et le mobile du crime. La victime avait-elle sa carte d’identité nationale ? Pour le savoir, les enquêteurs de la police scientifique ont prélevé ses empreintes digitales. En recourant aux services de l’identification, il semble avoir sa CIN. En conséquence, la victime a été identifiée. Il s’agit de Redouane, âgé de vingt-six ans, célibataire, sans profession, demeurant à Kénitra. Qui l’a tué? Et pourquoi ? Pour répondre à ces deux questions, les enquêteurs de la brigade criminelle de la police judiciaire n’ont pas dépassé vingt-quatre heures. De Sidi Yahia El Gharb, les enquêteurs se sont retournés à Kénitra pour rencontrer la famille, les voisins et les amis du défunt. Ils sont arrivés rapidement à savoir que Redouane était, le soir du mardi 6 juillet, en compagnie de deux amis. Tous les trois se rencontraient souvent pour picoler. Plusieurs témoins les avaient vus. Qui sont-ils ? Suite aux témoignages de la famille et des voisins de Redouane, les limiers les ont identifiés et ont su leurs adresses. Ils ont été arrêtés et conduits au commissariat de police. L’un d’eux a effectivement avoué avoir tué Redouane à coups de couteau et ce en présence de l’autre qui n’est pas intervenu pour empêcher que l’irréparable se produise. C’était à bord d’un taxi qu’ils sont arrivés, tous les trois, ce mardi, à Sidi Yahia El Gharb. Ils avaient un sachet renfermant des bouteilles de vin rouge. Ils s’enivraient tout en rigolant et conversant.  C’était Redouane qui remplissait les verres. À un moment donné, il a ingurgité un verre de plus. Il croyait qu’il n’a été remarqué par les autres. Mais, l’un de ses deux amis l’a vu. Celui-ci a protesté, l’a injurié. Tout d’un coup, les paroles ont cédé la place aux coups de poing. Puisque Redouane était le plus fort, il est arrivé à mettre son rival par terre. Ce dernier s’est relevé, a brandi un couteau qu’il dissimulait sous ses vêtements et lui a asséné plusieurs coups avant de prendre la fuite en compagnie de l’autre ami vers Kénitra. Le vendredi dernier, les deux mis en cause ont été conduits sur la scène du crime pour reconstituer leur meurtre avant d’être traduits devant la chambre criminelle.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *