Pour voyeurisme, un père de famille écope d’un an de prison ferme

Pour voyeurisme, un père de famille écope d’un an de prison ferme

Pour voyeurisme, Mourad, trente-huit ans, père de deux fillettes, commerçant de son état, a été condamné à douze mois de prison ferme assortis d’une amende de cinq mille dirhams. C’est l’information qui a fait, cet après-midi du vendredi 5 août, le tour des quatre coins de la ville d’Agadir, juste après la prononciation du jugement par la chambre correctionnelle près le tribunal de première instance. C’est Ouarda, une institutrice de quarante ans qui a déclenché cette affaire de voyeurisme. De Taroudant où elle demeure et enseigne, elle est arrivée à Agadir pour y passer ses vacances. Un Samsar, qui lui a présenté ses services dès qu’elle est arrivée à la gare routière, l’a conduite au quartier Tamdid Dakhla, chez Mourad, qui dispose de son propre domicile, un R+1. En compagnie de sa femme et ses deux fillettes, il occupe le premier étage, alors qu’il loue les chambres du rez-de-chaussée aux jeunes filles, célibataires, employées ou étudiantes et même celles qui avaient l’intention de profiter de la mer et du soleil d’Agadir durant la saison estivale. Elle y a passé la première nuit. Le matin, elle est rentrée à la douche installée au rez-de-chaussée. Elle s’est dénudée et elle a commencé à se laver. Tout d’un coup, elle a remarqué une petite caméra cachée installée dans un petit trou d’aération. Rapidement, elle a mis ses vêtements et elle s’est rendue chez la police pour déposer une plainte. Une brigade de limiers s’est dépêchée sur les lieux. Ils ont constaté, effectivement, une petite caméra cachée au petit trou d’aération de la douche. Par deux fils électriques très fins et une clé USB, la caméra était connectée à un ordinateur installé dans une chambre au premier étage. Seul Mourad utilisait cet ordinateur. Il a été interpellé. Il a avoué l’avoir installé depuis trois ans pour voir les jeunes filles qui occupent les chambres au rez-de-chaussée quand elles se lavent et se rasent. Natif de Salé, il est arrivé à Agadir en compagnie de sa famille alors qu’il était encore enfant. Quand il a échoué, tôt, dans son parcours scolaire, sa famille, plus ou moins aisée, l’a aidé pour être un commerçant disposant de son propre commerce. Et quand il s’est marié, en 2005, avec une jeune fille, son aînée d’une quinzaine d’années, elle lui a cédé cette demeure du quartier Tamdid Dakhla. Mais personne n’a jamais imaginé qu’il soit un voyeur, attiré par l’intimité et la nudité de ses voisines. En principe, personne n’a jamais contesté ses comportements. Très respectable, il jouissait d’une bonne réputation. Même ses voisines qu’il voyait discrètement à travers sa petite caméra cachée et son PC ont attesté, devant les enquêteurs de la police judiciaire qui étaient chargés de l’affaire et devant le tribunal, qu’il se comportait avec elles avec respect. Cette secrétaire de quarante-trois, sa voisine depuis deux ans, a affirmé devant le tribunal qu’elle n’a jamais imaginé que Mourad soit un voyeur qui scrutait son corps nu sous la douche, vu sa bonne réputation. Les quatre autres voisines ont expliqué au tribunal que Mourad les respectait et les appréciait et qu’il n’a jamais chuchoté le moindre mot à leurs oreilles. Quant à Mourad, il n’a pas nié avoir scruté, discrètement, avec sa caméra, les corps de ses voisines. Mais, il a affirmé avoir cessé de se comporter ainsi depuis longtemps. Concernant les quatre cent vingt photos pornographiques téléchargées dans divers sites Internet, il a affirmé qu’il trouvait un plaisir de les regarder s’il n’arrivait pas à voir ses voisines sous la douche. L’enquête policière a révélé que le suspect n’échangeait les photos avec personne et qu’il n’a jamais enregistré ses voisines dans un CD, mais qu’il se contentait de les regarder seul. En conséquence, il a été jugé coupable d’atteinte à l’inviolabilité du domicile et de détention de photos pornographiques.

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