Quand l’amour cède la place au meurtre

Quand l’amour cède la place au meurtre

Nous sommes à Taza. Ce vendredi 7 octobre, tous les habitants du quartier Al Moustakbal attendent l’arrivée de leur voisine, une jeune femme, S., la trentaine, qui vient, jeudi, vers 1h du matin, de tuer son mari. La scène du crime n’est autre que leur domicile conjugal situé au n° 54, groupe C. Les policiers trouvent des difficultés pour empêcher les habitants d’y approcher. L’épouse est arrivée à bord d’un fourgon. Les policiers la conduisent vers le domicile. Avec sang-froid, elle y reconstitue le crime qu’elle a commis sur son mari, Abdelaziz, quadragénaire, précise à ALM une source policière.
Il y a plus de huit ans qu’elle avait rencontré, pour la première fois, Abdelaziz. C’était le coup de foudre. Elle était à son vingt-deuxième printemps. Alors qu’il était à son trente-deuxième. Il était alcoolique et porté sur la drogue. D’abord, l’ivrognerie et la consommation du haschich ont transformé sa vie en enfer lorsqu’il était en France. Il y était en compagnie de sa famille. Mais il a fini par s’orienter vers la criminalité. Il a purgé quelques peines d’emprisonnement avant d’être refoulé, en 1993, vers son pays d’origine, le Maroc. Depuis, il vivait seul en occupant le domicile de ses parents. Tombant amoureux de la jeune fille, S., il a entretenu avec elle une relation d’adultère qui a duré plus de sept ans. Ce n’est qu’en juillet dernier qu’il s’est marié avec elle. En fait, elle a enduré le calvaire en sa compagnie durant toutes les années qu’elle a passées à ses côtés. Il se soûlait abusivement. Il invitait même ses amis à la maison pour continuer à s’enivrer. Il l’obligeait à coucher avec lui dans des positions qu’elle ne désirait pas. Il l’obligeait à coucher avec ses amis. En fait, elle ne supportait plus ses comportements agressifs au point qu’elle a pensé à se venger de lui. Mercredi 5 octobre. Vers 16 h. Abdelaziz est arrivé alors qu’il était dans un état d’ébriété avancé. Au fil des reproches, les nerfs ont fini par lâcher vers 1 h du matin du jeudi, ne se contrôlant plus, elle a saisi une pierre et lui a asséné trois coups successifs à la tête. Puis, elle l’a fracassée par un marteau. Elle a mis le cadavre dans un grand sac en plastique et l’a jeté dans la rue. Mais, elle a fini par être arrêtée.

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