Quatre trafiquants de cocaïne sous les verrous à Marrakech

Au quartier Guéliz, à Marrakech, les policiers, en tenue civile, surveillaient vers la fin du mois de janvier dernier, une villa meublée. Pour quelle raison ? Quelques jours auparavant, les services de la police judiciaire ont reçu une information faisant état que cette villa est souvent fréquentée par des trafiquants et des consommateurs de drogues dures. Une surveillance qui a donné, après quelques jours de surveillance, ses fruits. Les fins limiers n’ont pas raté l’occasion quand ils ont remarqué une jeune fille, âgée de vingt-quatre ans, qui en sortait. Ils l’ont épinglée aussitôt. Issue de la ville de Meknès, cette divorcée a avoué aux enquêteurs être membre d’une bande de trafiquants de cocaïne dont son ex-mari était le chef. Elle a également avoué que la «marchandise» était écoulée surtout dans les boîtes de nuit. Elle a révélé aux fins limiers plusieurs détails sur l’activité de la bande. Les enquêteurs de la PJ ont repris leur enquête après avoir remis la jeune fille devant la chambre correctionnelle près le Tribunal de première instance de la ville ocre qui l’a jugée coupable pour trafic de drogue dure et l’a condamnée à quatre ans de prison ferme. Mais, le chef de la bande, ex-mari de la jeune fille, et ses complices ont disparu. D’abord, aucun membre de la bande ne s’approchait de la villa, ni de ses environs. Et leurs téléphones portables ne répondaient plus. Aucun indice pour au moins les repérer. Mais, les enquêteurs n’ont pas baissé les bras. En principe, les enquêteurs de la PJ s’accrochent toujours au moindre fil de l’espoir. Et c’était la bonne information qui est tombée dans l’oreille du chef de la brigade qui se chargeait de l’affaire : le chef de la bande des trafiquants de drogues dures se rendait souvent à la place donnant sur la prison Boulamharez. Selon l’information reçue par les limiers, le chef de la bande se plantait en perpendiculaire à la fenêtre de la cellule où purge son ex-femme et membre de sa bande, sa peine d’emprisonnement et qu’il utilisait la lumière de son téléphone portable pour lui donner quelques signaux ! Les limiers n’ont pas perdu de temps. Ils ont mis sur place un plan original pour ne pas rater la cible. Nous sommes le mercredi 17 février. La nuit est déjà tombée quand les limiers ont remarqué le jeune homme qui se tenait dans un coin. À pas de loup, ils sont arrivés à le surprendre. C’est bel et bien, le chef de la bande des trafiquants de cocaïne, âgé de trente-deux ans. De même que son ex-femme, il est originaire de la capitale ismaélienne. Conduit au commissariat de police à Jamaâ El Fna, il a été soumis aux interrogatoires. Il a avoué être approvisionné par un certain M., âgé de quarante-six ans, qui possède des fermes agricoles. Obligeant le chef de la bande à lui téléphoner et fixer avec lui un rendez-vous dans un hôtel de la ville, M. est arrivé à bord de sa Mercedes avec, au volant, son chauffeur, M. âgé de trente-quatre ans. Celui-ci était en possession de sept grammes de cocaïne. M., de son côté, a dévoilé le nom de son fournisseur, un certain O.T, qui a été arrêté au filet après avoir été contacté par téléphone par son ami M. Celui-ci était en possession de dix-sept grammes de cocaïne. Deux consommateurs ont été également arrêtés. D’autres membres de cette bande et d’autres consommateurs sont activement recherchés.

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