octobre 17, 2018

 

Rabat : La perpétuité pour les deux meurtriers du journaliste-photographe de la MAP

Rabat : La perpétuité pour les deux meurtriers du journaliste-photographe de la MAP

Les deux meurtriers du journaliste-photographe de l’agence Maghreb Arab Presse, MAP, Hassan Shimi, ont été condamnés, tard lundi 8 octobre 2018, par la chambre criminelle près la Cour d’appel de Rabat à perpétuité.

Devant la Cour chapeautée par le magistrat Mustapha Remili, épaulé par les deux juges Mohamed Sghiouar et Rabie Larbi, le mis en cause principal a affirmé qu’à la suite d’une querelle violente, il a poussé le défunt qui s’est renversé par terre. Toutefois, le président de la Cour lui a montré les photos prises par la police de la scène du crime montrant le défunt ligoté et torturé. Des photos réfutant toutes les allégations du mis en cause principal qui a tenté, lors de ses déclarations devant la Cour, de blanchir son cousin, impliqué dans la même affaire. Ce dernier s’est disculpé catégoriquement en précisant à la Cour qu’il n’était pas au courant de ce que préparait l’auteur principal. Il a ajouté qu’il a juste accepté sa demande de l’accompagner chez son ami, le journaliste-photographe.

En effet, l’affaire remonte au début de mai 2017 quand Hassan Shimi, journaliste-photographe, âgé de cinquante-six ans, divorcé, père de deux enfants qui vivent avec leur mère en Allemagne et qui a intégré en 1993 la MAP, n’a plus donné signe de vie et n’était pas joignable par téléphone. Alertés, les éléments de la police se sont dépêchés, le soir du mercredi 3 mai 2017, sur son appartement situé à la résidence Al Ofok (L’horizon) donnant sur le boulevard Mohammed V, à Témara. La porte étant verrouillée, les forces de police étaient obligées de la  défoncer. Là ils ont découvert le journaliste-photographe corps sans vie, gisant dans une mare de sang, les mains ligotées et le crâne fracassé. Une enquête minutieuse a été diligentée par les limiers de la PJ de Rabat. Les meurtriers ont été identifiés et ont été arrêtés. L’enquête a révélé que le mobile du crime n’était pas une simple rixe comme l’auteur principal tente d’expliquer à la Cour, mais le vol d’une somme de 120 mille dirhams.

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