Relâché de prison, il commet un second meurtre

Il faisait encore jour lorsque les éléments de la police judiciaire de Ben Msik-Sidi Othman, à Casablanca, ont été alertés pour se dépêcher vers les urgences de l’hôpital Sidi Othman. « Un jeune homme qui semble être poignardé à la rue vient d’être reçu aux urgences … », a déclaré un responsable aux urgences.
Épaulés par les éléments du vingt-quatrième arrondissement de police, d’Oued Eddahab, au quartier Sbata, les fins limiers de la PJ se sont rendus sur les lieux. Ils ont remarqué un jeune homme, prénommé Mohamed, la trentaine, célibataire, présentant trois graves blessures au niveau de sa poitrine et son ventre. «Son état de santé est jugé très grave… », a confié le médecin au chef de la brigade qui s’est chargé de l’affaire. Aussitôt, le jeune patient a été évacué vers l’hôpital Ibn Rochd pour être opéré. Malheureusement, il a rendu l’âme quelques minutes après son arrivée au bloc opératoire. La dépouille  a été évacuée à l’hôpital médico-légal pour être soumise à l’autopsie. En même temps, les enquêteurs ont entamé les investigations nécessaires pour savoir ce qui est arrivé à Mohamed, s’il s’agit d’un crime, son alibi et ses auteurs. Sans perdre la moindre seconde, les enquêteurs se sont rendus sur les lieux où Mohamed a été transporté par les éléments de la protection civile. Ils se sont adressés à quelques habitants du quartier. Ils ont alors appris que Mohamed avait été poignardé par Abdelkader qui était accompagné de deux autres personnes, tous des drogués et ivrognes. Pourquoi ? Selon les témoignages recueillis, Mohamed était venu chez lui prendre son déjeuner. Ce jeune employé qui jouissait d’une bonne réputation dans son quartier était allé chez son oncle qui était malade depuis quelques jours. Quand il est arrivé près de la demeure de son oncle, il a remarqué quelques enfants qui jouaient au ballon. En avançant, il a constaté trois individus qui s’enivraient juste au seuil de la maison de son oncle. En fait, il ne leur a rien reproché, il leur a demandé de s’en aller. Mais, il est intervenu quand il a entendu l’un d’eux qui insultait les enfants qui jouaient au ballon. «Cesse de les insulter avec ces mots abjects…D’abord, mon oncle est malade et il ne faut pas dire ces mots devant sa maison…», a demandé Mohamed à l’un des trois soûlards dont Abdelkader. Ce dernier a réagi en brandissant un couteau. Mohamed a reculé. Et Abdelkader est avancé vers lui pour le surprendre par un premier coup au niveau de sa poitrine, puis un deuxième et un troisième au niveau de son ventre. Mohamed est tombé par terre, gisant dans une mare de sang. En écoutant les différents témoignages et en identifiant l’auteur du crime et ses deux amis, les fins limiers se sont lancés sur ses traces. Puisqu’ils ne l’avaient pas trouvé chez lui, ils ont chargé son père de le contacter. En répondant à son père, il a trouvé les policiers à son attente. Après l’avoir arrêté, ils ont mis également la main sur ses deux amis. Tous les trois ont été traduits, vendredi 30 mai, devant la Cour d’appel de Casablanca.

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