Suisse : Il maltraite ses fillettes et tue l’une d’elles

La croyance en Dieu et Jésus occupe une place centrale dans la vie du père des deux fillettes maltraitées. Âgé de quarante-quatre ans, il suit les règles de vie de Jakob Lorber (1800-1864), un Autrichien appelé aussi «l’écrivain public de Dieu». C’est «le plus grand prophète qui a vécu», selon le prévenu. Celui-ci estime que pendant les sept premières années de sa vie, l’enfant doit apprendre l’obéissance, car Dieu aime l’humilité. Il faut extirper de l’enfant le mensonge, la rébellion et l’effronterie. C’est pourquoi il a frappé ses deux enfants lorsqu’elles étaient effrontées et rebelles. Les deux fillettes ont toujours su pourquoi elles étaient punies, a encore déclaré le père à la Cour d’assises de Zurich. Les punitions variaient: des coups sur les fesses nues, privation de repas, rester assise ou debout pendant des heures sans rien dire ou encore monter et descendre inlassablement des escaliers. Un rapport psychiatrique a été établi en prévision du procès. Il atteste que le prévenu souffre de troubles de la personnalité. Pour l’homme, ce rapport est «une blague absolue». Le père et deux femmes avec qui il vivait dans une communauté de l’Oberland zurichois comparaissent depuis lundi devant la justice pour lésions corporelles graves. Les deux femmes battaient aussi les filles. La plus jeune fillette est décédée le 10 mai 2006 après avoir été fortement secouée par une des femmes. Cette dernière est aussi accusée de meurtre. Elle sera jugée l’année prochaine par la Cour suprême zurichoise. La fillette survivante a été placée dans une famille par les autorités. Le père vit avec une nouvelle compagne. Leur fille née cet été a aussi été placée dans une famille.Durant le procès, 39 témoins et des experts sont attendus à la barre. Le jugement devrait être rendu le 17 décembre.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *