Tanger : Deux faussaires de billets de banque condamnés à 10 ans de prison chacun

Tanger : Deux faussaires de billets de banque condamnés à 10 ans  de prison chacun

Tant de précipitation paraît bizarre aux yeux du commerçant. Comme par instinct, il sort le billet de 200 DH avec lequel le client en question l’a payé et l’examine. Pas de doute, c’est un faux.

Nous sommes à la Chambre criminelle près la Cour d’appel de Tanger. A la barre se tiennent deux jeunes hommes, âgés respectivement de vingt-sept et trente-huit ans, poursuivis en état d’arrestation pour falsification de billets de banque et leur mise en circulation via des transactions commerciales.

En effet, l’affaire a commencé quand une information faisant état qu’un faux billet de deux cents dirhams reçu par un commerçant est parvenu aux services de la sûreté de la ville de Tanger.

Effectivement, un client, qui a l’air pressé, fait rapidement une course chez ce commerçant et le paye avec ce billet. Il reçoit la monnaie et la met directement dans la poche de son pantalon, sans même la compter puis disparaît. Tant de précipitation paraît bizarre aux yeux du commerçant. Comme par instinct, il sort le billet de 200 DH avec lequel le client en question l’a payé et l’examine. Pas de doute, c’est un faux. Il appelle aussitôt la police. Les limiers se dépêchent sur le marché.

Le chef de la brigade qui se charge de l’affaire remarque sur-le-champ qu’il n’est pas authentique. Mais il doit l’envoyer au service du laboratoire technique de la DGSN qui va trancher. Entre-temps l’enquête a été entamée. Elle ne tarde pas à donner ses fruits. Arrêté et soumis aux interrogatoires, le client avoue que le billet en question est faux et que c’est le mari de sa tante qui est le falsificateur.

Chez ce dernier, les enquêteurs saisissent un scanner, une photocopieuse, un appareil photo numérique et un ordinateur et autres matériels nécessaires pour la falsification de billets de banque. Soumis également aux interrogatoires, il passe aux aveux. Devant la Cour, les deux jeunes faussaires reconnaissent la falsification de billets de deux cents dirhams et leur mise en circulation à travers les quatre coins de la ville. Verdict : Jugés coupables pour les accusations qui leur ont été attribuées, ils ont été condamnés à 10 ans de réclusion criminelle chacun.

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