Tanger : Un mari condamné pour attentat à la pudeur et violence sur son épouse

Tanger : Un mari condamné pour attentat à la pudeur et violence sur son épouse

Elle accuse son époux de l’avoir rendue comme un objet sexuel qu’il utilisait pour satisfaire ses désirs sadiques et barbares.

Nous sommes à la chambre criminelle près la Cour d’appel de Tanger. Au box des accusés se tient un jeune homme de vingt-cinq ans qui comparaît en état d’arrestation. Il est poursuivi, selon les dispositions des articles 485 et 400 du code pénal, pour attentat à la pudeur et violence. Sa victime n’est autre que… son épouse. Cette dernière a porté plainte contre lui l’accusant de l’avoir rendue comme un objet sexuel qu’il utilisait pour satisfaire ses désirs sadiques et barbares. Les larmes aux yeux, elle a confirmé, devant la Cour, être victime d’un époux sans pitié, qui ne pense qu’à ses désirs sexuels tout en précisant qu’elle n’oublie jamais la nuit de noces quand il l’a traitée comme une bête.

Sans passer par les préliminaires, il s’est jeté sur elle comme un taureau, a-t-elle expliqué à la Cour, pour accomplir son «devoir». Avec violence, il l’a dépucelée lors de la nuit de noces, a-t-elle ajouté à la Cour qui a interrogé, dès le départ de l’audience, le mari en cause. Ce dernier a rejeté toutes les accusations que lui a attribuées son épouse expliquant qu’il s’est marié avec la plaignante en été 2017. Parce qu’ils ne partageaient pas le même toit, a-t-il affirmé, il lui rendait visite, de temps en temps, chez sa belle-famille. De son plein gré, elle partageait avec lui le même lit, a-t-il ajouté avant de l’avoir traitée de menteuse qui a l’intention de se débarrasser de lui. Le mis en cause a affirmé à la Cour qu’il s’agit d’un coup monté contre lui sans qu’il en connaisse les raisons.

Toutefois, un certificat médical attestant que la plaignante présente une déchirure au niveau de sa partie intime causée par une pénétration violente a été remis par l’avocat de la plaignante à la Cour. Sans aucun doute, ce certificat a convaincu la Cour qu’il y a effectivement un attentat à la pudeur et violence sur cette épouse pour qu’elle juge le mis en cause coupable et le condamne à deux ans de prison ferme assortie d’une amende de deux mille dirhams et des dommages et intérêts de trente mille dirhams qui seront versés à l’épouse.

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