Taza : 10 ans de réclusion criminelle pour un couple de malfrats

Taza : 10 ans de réclusion criminelle pour un couple de malfrats

Nous sommes à la chambre criminelle près la Cour d’appel de Taza. Un jeune homme de trente-et-un ans et son amante, âgée de vingt-six ans, se tiennent au box des accusés. En effet, leur relation amoureuse remonte à quelques mois au point qu’ils ne se séparent pas une seconde.

Ils demeurent dans un domicile dans la ville de Tata. Pour se faire un peu d’argent et sans avoir à travailler, le jeune homme a proposé à sa compagne de servir d’appât pour faire tomber dans leurs filets des victimes qu’ils vont plumer. La jeune fille a vite adhéré à l’idée et ils ont commencé à mettre leur plan à exécution. Ainsi elle se faisait passer pour une personne qui devait rentrer chez elle, mais qui ne trouvait pas un moyen de transport en commun. De ce fait, elle se tenait dans un endroit plus ou moins clair pour faire de l’auto-stop.

«Je n’ai jamais joué ce rôle M. le président», balbutie la jeune fille devant la Cour tout en expliquant qu’il s’agit d’un coup monté par un jeune homme qu’elle a refusé d’épouser. Bref, il s’agirait d’une vengeance. Mais le jeune homme en question réfute ses déclarations en précisant : «C’est elle, M. le président, qui m’a demandé de l’aider à rentrer chez elle». Dès qu’il lui a permis de monter dans la voiture, son amant s’est infiltré à l’intérieur, un couteau à la main. Il a obligé l’automobiliste à lui donner tout ce qu’il portait sur lui. Terrifié, celui-ci s’empresse de lui refiler son téléphone portable et une somme d’argent. «Il m’a menacé de m’égorger se je ne lui remettais pas tout ce que je portais sur moi… Il a même fouillé mes poches et ma voiture», précise la victime à la Cour. Le jeune malfrat, quant à lui, rejette en bloc toutes ces accusations. Il affirme qu’il n’a rien à voir avec cette affaire. Mais la victime s’est souvenue de ses traits et signalements.

Selon le procès-verbal, ce jeune homme qui circulait en compagnie de son amante à bord d’une voiture portant de fausses plaques minéralogiques a agressé plusieurs autres automobilistes.

Après les délibérations, la Cour les a condamnés à dix ans de réclusion criminelle chacun.

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