Tiznit : Des incendiaires de voitures sous les verrous

Tiznit : Des incendiaires de voitures sous les verrous

Étrange ! À Tiznit, depuis trois mois, à chaque fois une voiture est ravagée par le feu, on s’est retrouvé ainsi avec une douzaine de véhicules calcinés. S’agit-il d’un acte criminel ? «Incontestablement oui», répondent les éléments de la police scientifique. Ces policiers du laboratoire scientifique et technique révèlent dans leur rapport que le ou les incendiaires aspergeaient uniquement le pare-brise et tout l’avant de la voiture par un liquide inflammable avant de mettre le feu. Un choix qui cible de détruire le moteur du véhicule. Ces conclusions ont poussé la PJ à mener des investigations minutieuses. D’abord, ils remarquent que les voitures ciblées étaient toujours garées devant les demeures de leurs propriétaires. Ils ont également noté que les pyromanes ne choisissent pas un moment précis pour agir, mais ils s’activent entre minuit et l’aube et qu’ils ne ciblent pas spécialement une marque. Ils ont même incendié un camion qui était garé dans la zone industrielle. En fait, c’est une énigme que les policiers de Tiznit n’arrivaient pas à résoudre depuis novembre 2011. Mais le plus énigmatique dans l’affaire est que les pyromanes, après être passés à l’acte, prenaient le soin de sonner à la porte de la famille propriétaire de la voiture incendiée. Ce n’est qu’en fin du mois de janvier que le travail de fourmi que les enquêteurs de la PJ de Tiznit avaient effectué tous ces trois mois a donné ses fruits. Ils sont arrivés à arrêter trois mis en cause dont un mineur de seize ans. Un quatrième membre de la bande, le chef, court encore les champs. Ils sont tous des SDF et des drogués. Les trois malfrats mis hors d’état de nuire ont avoué être les incendiaires des dix voitures. Le mobile n’était que le vol, ont-ils expliqué aux enquêteurs. Ils ont ajouté, lors de leurs interrogatoires, qu’ils subtilisaient tout ce qui se trouvait à l’intérieur des voitures qu’ils arrivaient à ouvrir. Et par vengeance, ils mettaient le feu à celles qu’ils ne pouvaient pas ouvrir et sonnaient à la porte des propriétaires.

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