Trente ans de réclusion criminelle pour un pédophile espagnol

Des images frappantes, inimaginables, incroyables, mais vraies. Une fille mineure souriante toute nue en position de «levrette» et un homme sexagénaire abusant d’elle. Le même homme sodomise une autre mineure, met une cigarette allumée dans la partie intime d’une troisième, embrasse en même temps une quatrième et met son index dans le derrière de la cinquième, etc. Horrible. Qui est cet homme ? Et qui sont ces filles, toutes mineures, dont l’âge ne dépasse pas treize ans ? C’est Daniel. K. V, né en 1950 en Irak. Ce professeur de biologie maritime s’est installé, en 1984, en Espagne. Vingt ans plus tard, il a quitté Murcie pour atterrir définitivement au Maroc qu’il avait déjà visité en 2003. C’est lors de son premier séjour au Maroc qu’il a choisi la ville de Kénitra pour y vivre après avoir pris sa retraite. À ce propos, il a acheté un appartement à la résidence «Salah Biladi», située non loin du centre-ville. En fait, il n’a jamais demandé de permis de séjour. À chaque fois, il quittait le pays à destination de l’Espagne pour rebrousser chemin trois mois plus tard. C’est pourquoi, il sollicitait l’un de ses voisins de la résidence de veiller, durant son absence, sur son appartement. Et c’était en octobre 2009 que l’Espagnol a remis une clé USB et un CD à ce voisin avant de partir en Espagne. Il lui a demandé de les brûler . Seulement, le voisin les a gardés chez lui. C’était par hasard qu’il avait remarqué, une année plus tard, une clé USB chez un ami. « A quoi sert ce truc ? », lui a-t-il demandé. Celui-ci lui a expliqué que la clé USB sert à sauvegarder les documents, les photos, les chansons , etc. Il lui a précisé qu’il doit avoir un PC pour voir son contenu. Le voisin s’est dépêché, le lendemain, chez un ami, avocat de son état. Il lui a donné la clé USB et le CD pour les visionner. C’était une simple curiosité. Dès que la clé a été branchée au PC, des photos de filles mineures, nues, subissant des sévices sexuels ont déferlé devant leurs yeux. Des photos de filles qu’il connaît. Il s’agit d’enfants des voisins qui occupent les appartements à la même résidence. Pire encore, le voisin a découvert la photo de sa fille mineure dans une position pornographique en compagnie de Daniel. Le voisin a demandé à l’avocat de formater la clé USB et le CD. Seulement, l’avocat avait une autre idée : alerter la police. Mis entre les mains de la police judiciaire de la ville de Kénitra, une enquête a été diligentée. Les victimes au nombre de dix, âgées de dix à treize ans, ont été auditionnées par les enquêteurs. Elles ont toutes raconté leurs histoires avec Daniel qui semblait être généreux avec elles. Personne n’a douté de ses comportements pédophiles. Il a pu gagner la confiance de ses voisins au point qu’ils le considéraient comme l’un d’eux. Ils l’invitaient même pendant le ramadan ou lors des fêtes d’Al Fitr et d’Al Adha. Arrêté, il a avoué être un pédophile qui profitait depuis cinq ans des petits corps des filles mineures de ses voisins. Lors de la perquisition effectuée à son appartement, les enquêteurs ont saisi un PC portable, une caméra numérique, un appareil-photo, quatre CD et douze DVD, des clés USB et un godemiché. Verdict : la chambre criminelle près la Cour d’appel de Kénitra l’a jugé coupable pour attentat à la pudeur sur plusieurs mineures en les photographiant dans des positions pornographiques et l’a condamné à trente ans de réclusion criminelle.

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