Trois adolescents tuent un quadragénaire devant son fils

Nous sommes à Dar L’hamra, le siège de la sûreté de Hay Hassani-Aïn Chok, à Casablanca. À la salle de trafic, un appel téléphonique a été reçu, ce mardi 6 avril, pour annoncer qu’un homme a été trouvé, dans une baraque aménagée en café installé dans un chantier de construction, corps sans âme, gisant dans une mare de sang. Les limiers se sont dépêchés sur les lieux. Ils ont trouvé le cadavre d’un quadragénaire. Au niveau de la tête, du visage et de la poitrine, il présentait de graves blessures. Les yeux hagards, un enfant de onze ans se tenait devant le cadavre. Qui est-il? C’est son fils. Il était sous le choc parce qu’il a assisté à la scène de meurtre. «Je les ai vus lorsqu’ils ont tué mon père», a-t-il balbutié quand il a parlé. L’enfant ne connaissait que l’un d’eux : le serveur qui travaillait chez son père, un certain J. Rapidement, les investigations ont été entamées. Qui est J? Originaire de Kelâat Megouna, cet adolescent âgé de dix-huit ans travaillait, avant d’arriver à Casablanca, dans un chantier de construction à Marrakech. Ils se sont déplacés à la ville ocre. Il n’y était pas. Peut-être qu’il  était chez lui au douar Mira, à Kelâat Megouna. Il n’y a pas de temps à perdre. Les enquêteurs y sont arrivés le même jour. Ils l’ont arrêté et l’ont conduit à Casablanca. Ils l’ont présenté au fils du défunt qui a catégoriquement affirmé: «C’est lui qui a tué mon père». Soumis aux interrogatoires, le mis en cause a avoué être l’un du trio qui a tué le défunt. Il y a plus d’une semaine qu’ils ont préparé leur coup. Le serveur du café et ses deux amis, qui travaillent dans un chantier de construction, ont décidé de subtiliser de l’argent du défunt quand il sera plongé dans un profond sommeil. À ce propos, ils ont décidé que le serveur se charge de lui mettre un somnifère dans une boisson. Celui-ci a passé à l’acte. Le patron l’a bue et a plongé dans un sommeil. Le serveur a donné le signal à ses deux amis de rentrer. Cependant, le patron s’est réveillé. Et un premier coup d’une bouteille de limonade a été asséné sur sa tête. Un deuxième coup sur le visage. Et un troisième coup de couteau l’a rendu corps sans âme. Stupéfait, son fils a gardé le silence. Le trio a mis la main sur une somme de quinze mille dirhams et ils ont pris la fuite. Les limiers se sont lancés à la recherche du trio. Ils sont arrivés à les arrêter. L’un a été épinglé à la gare routière Ouled Ziane et l’autre au quartier Al Ouifak. Tous les trois ont été traduits, dimanche, devant le parquet général près la Cour d’appel de Casablanca.

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