Trois escrocs du Web mis hors d état de nuire

Trois escrocs du Web mis  hors d état de nuire

Nous sommes dans la capitale ismaélite, Meknès. Ces trois amis, âgés entre vingt-six et trente-et-un ans, y sont nés, y ont grandi, y demeurent et s’y rencontrent. Chômeurs, tous les trois ont besoin d’argent. Que doivent-ils faire pour avoir de la monnaie leur permettant de répondre à leurs besoins et vivre à l’aise ? Agresser les gens ? Cambrioler des appartements et des commerces ? Effectuer un hold-up dans une agence bancaire ou une agence de transfert d’argent ? La tâche leur paraît ardue. En fait, ils cherchent des moyens plus faciles pour remplir leurs poches de billets bleus. Au fil des jours, l’un d’eux arrive à avoir une idée susceptible de se procurer de l’argent sans coup férir. Il propose à ses deux amis de recourir à l’Internet, non pas pour falsifier les billets de banque, mais pour profiter des services que proposent certaines sociétés chargées de vente et d’achat sur la Toile. Pour leur expliquer opérationnellement, il allume son PC, se connecte et ouvre un site très populaire d’annonces gratuites. Il offre un article très précieux, mais avec un prix alléchant. Les acheteurs commencent à le contacter. Ce prétendu vendeur sollicite l’acheteur de lui envoyer la somme d’argent via une agence de transfert d’argent tout en lui promettant de lui faire parvenir en contrepartie l’article via la Poste. L’acheteur envoie effectivement l’argent, mais il ne reçoit rien. La première opération réussie, ils partagent l’argent et entament la deuxième et ainsi de suite jusqu’au moment où ils arrivent à effectuer 10 «transactions». Personne parmi les acheteurs n’a reçu le moindre article. Les poches pleines, les trois amis achètent ce qu’ils désirent, fréquentent les boîtes de nuit, rigolent dans l’insouciance totale. Mais, enfin, la 11ème victime décide de porter plainte auprès des services préfectoraux de la PJ à Meknès. Une enquête est diligentée. Et le trio tombe dans les filets des éléments de la 6ème section judiciaire. L’enquête révèle que le trio utilisait une carte d’identité nationale d’une personne qui l’avait perdue dans des circonstances indéterminées. En trois mois, les escrocs sont arrivés à empocher, par ce moyen, une somme de plus de 100 mille dirhams.

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