Trois Subsahariens arrêtés pour trafic de cocaïne et d’ecstasy

C’était un informateur qui avait livré la bonne nouvelle aux limiers de Sidi Bernoussi-Zenata, à Casablanca. Il leur a affirmé qu’un Subsaharien, de nationalité burkinabaise, est un trafiquant de drogues dures, qui fournissait les toxicomanes surtout en cocaïne et en ecstasy. Par le biais d’un client, l’informateur avait déjà entretenu une relation avec le Burkinabais. Au fil du temps, il a gagné sa confiance au point qu’il lui a révélé les numéros de tous ses téléphones portables. Ces numéros ont été mis par l’informateur à la disposition des enquêteurs de la police judiciaire de Sidi Bernoussi-Zenata. Et un policier a pris l’initiative de jouer le rôle d’un client qui veut s’approvisionner en cocaïne. Celui-ci a téléphoné au Burkinabais et lui a expliqué qu’un ami lui avait donné son numéro de téléphone. Il lui a exprimé son intention de le rencontrer pour s’approvisionner en «marchandise». Le rencontrer ? C’est difficile avant que le Subsaharien ne gagne sa totale confiance. C’est pourquoi, il lui a donné un rendez-vous avant de le changer quelques minutes plus tard. Le policier n’a pas baissé les bras. Il a cédé au jeu du Burkinabais. Mais, il était certain qu’il allait le mettre, en fin du jeu, dans ses filets. Et il en est arrivé ce dimanche 11 avril. C’était la nuit quand le policier a demandé au trafiquant de drogue burkinabais de lui remettre une quantité de dix grammes de cocaïne. Le prix était de cinq cents dirhams le gramme. L’opération sera de cinq mille dirhams. Cette fois-ci, le Burkinabais avait-t-il l’intention de le rencontrer ? Rien ne le prouvait. Mais à chaque fois, il demandait au policier de changer le lieu de la rencontre, précautions obligent. À bord d’une voiture de luxe, le limier changeait de lieu à chaque fois que le trafiquant de drogue lui en demandait. Peu importe. Ce qui était important c’est de l’épingler. Tardivement, il lui a fixé un nouveau lieu de rencontre : quartier La Gironde, juste à côté d’un hypermarché. Le trafiquant de drogue burkinabait sera-t-il au rendez-vous ? Le policier n’est pas certain. Mais il devait jouer le jeu jusqu’au bout. Il y est arrivé. Il n’a trouvé personne. Il a garé la voiture et est resté à attendre dedans. Un peu plus tard, son téléphone portable sonne. C’est le Burkinabais qui a parlé. Il lui a demandé s’il était déjà au lieu du rendez-vous. La réponse était positive. Le Burkinabais semble être rassuré qu’il s’agissait vraiment d’un client. Tout d’un coup, une voiture s’est arrêtée non loin de la sienne. Le Burkinabais et un autre jeune Subsaharien en sont descendus pour monter dans celle du policier. Lors de la conversation, d’autres policiers sont arrivés à encercler la voiture. Et le Burkinais et son ami, un Congolais de Brazzaville, ont remarqué qu’ils ont été piégés. Ils n’ont pas réagi et ils ont été conduits au commissariat de police. Ils ont révélé qu’ils travaillaient pour le compte d’un Ivoirien, demeurant au quartier Al Oulfa. Les enquêteurs s’y sont dépêchés. Toute la nuit et le matin du lundi 12 avril, ils ont effectué une surveillance minutieuse. Ce n’est que vers le début de l’après-midi que leur surveillance a donné ses fruits. L’Ivoirien est sorti de chez lui. Quand il s’est apprêté à monter dans sa voiture, les limiers l’ont encerclé et l’ont arrêté. Il était en possession d’une petite quantité de cocaïne et de quelques comprimés d’ecstasy. Il s’agit d’un repris de justice qui avait purgé une peine d’emprisonnement après avoir été arrêté, à l’aéroport Mohammed V, avec une quantité de cocaïne dans l’estomac. Les trois Subsahariens ont été traduits, mercredi 14 avril, devant la chambre correctionnelle près le Tribunal de première instance de Casablanca. L’enquête se poursuit toujours pour l’arrestation d’autres Subsahariens, membres du même réseau.

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