Trois Subsahariens, trafiquants de drogues dures, mis hors d’état de nuire

Trois Subsahariens, trafiquants de drogues dures, mis hors d’état de nuire

Nous sommes au quartier Anassi, à Casablanca. Les limiers de la police judiciaire du district Sidi Bernoussi ont reçu une information faisant état qu’un ressortissant de la Guinée Conakry se livrait au trafic de cocaïne. L’indic qui a donné l’information a dévoilé toutes les données concernant ce trafiquant de drogue guinéen. En fait, l’arrestation de tous les trafiquants de drogues dures semble être très difficile parce qu’ils prennent, de coutume, leurs précautions et n’osent jamais contacter un client sans s’assurer qu’il ne soit pas un policier. La mise en place d’un bon plan bien préparé est le moyen pour les mettre hors d’état de nuire. Mais quel plan ont préparé les enquêteurs de Sidi Bernoussi pour arrêter le Guinéen? L’un des enquêteurs de la brigade qui s’est chargée de l’affaire a pris l’initiative de jouer le rôle d’un client. Ayant le numéro de téléphone du trafiquant de cocaïne, il l’a appelé : «Je suis un nouveau client… C’est un ami à moi et ton client en même temps qui m’a donné ton numéro de téléphone… Je veux te voir». Le Guinéen a hésité au début. Mais son interlocuteur est arrivé à le convaincre après une longue conversation. Il lui a affirmé qu’il est un ressortissant marocain établi en Italie qui a besoin de sa dose. Le trafiquant subsaharien a fixé un rendez-vous. Mais il l’a changé à maintes reprises avant de rencontrer le client-policier juste à côté de l’hypermarché Marjane au quartier Aïn Sebaâ. Le client-policier habillé en rappeur est arrivé à bord d’une voiture de sport décapotable immatriculée à l’étranger. Le Guinéen qui ne portait sur lui aucun gramme de cocaïne a reçu trois cents dirhams du client-policier avant de fixer un autre rendez-vous.
Le lendemain, le Guinéen est arrivé au rendez-vous avec un gramme de cocaïne. Il a remis la came au client-policier contre une somme de 500 DH. Ils ont fixé un troisième rendez-vous pour accomplir une transaction portant sur une came de trente grammes qui vaut quinze mille dirhams. C’est au quartier Jouhara qu’ils se sont rencontrés. Seulement, cette fois-ci le client-policier était soutenu par ses collègues. Parce que les limiers de la brigade ont décidé d’arrêter le trafiquant de drogue. Effectivement, il a été mis dans les filets avec en main trente-trois grammes de cocaïne. Âgé de trente ans, c’est un repris de justice en trafic international de drogue dure. Parce qu’il a été arrêté, auparavant à l’aéroport international Mohammed V en possession de 500 g après son arrivée en provenance de Conakry à destination de Barcelone via Casablanca. Quand il a été relâché, il a repris son activité. Les enquêteurs ont obligé le trafiquant de contacter par téléphone son fournisseur. Il l’a appelé et lui a demandé de lui ramener quelques grammes de cocaïne. Effectivement, ils l’ont arrêté non loin de la résidence Ouled Ziane en possession de cinq grammes de cocaïne. Puisqu’il demeurait à la même résidence, les enquêteurs ont effectué une perquisition dans son appartement. Ils ont saisi deux cents grammes de cocaïne, un PC, cinq téléphones portables, cinq passeports étrangers, des cartes de séjour espagnoles et plusieurs autres documents. Il s’est avéré que c’est un repris de justice, âgé de trente-cinq ans qui avait purgé une peine d’un an et demi de prison ferme pour trafic de drogue dure. Ce chef du réseau a été arrêté en compagnie d’un troisième Guinéen. Les trois ont été traduits devant la justice à Casablanca.

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