Trois trafiquants de drogue sous les verrous

Nous sommes à Hay Sadri, un quartier populaire situé à la préfecture de Ben Msik-Sidi Othmane, Casablanca. Nouredine s’y est installé au début de l’année en cours. Il y a loué un appartement. Où demeurait-il avant ? C’est au douar Bouâfsa, à la ville de Ouezzane qu’il demeurait en compagnie de sa famille. D’ailleurs, il y a vu le jour en 1978 et y a passé une partie de sa vie. Pourquoi a-t-il tourné le dos à sa ville natale en laissant derrière lui tous les membres de sa famille ? Il a fui les surveillances policières. Pourquoi était-il surveillé? Quand il a abandonné les bancs de l’école, il a rejoint le monde du trafic de drogue. Une activité illicite qui lui a coûté plusieurs fois des mois de prison ferme. Est-il resté vraiment loin des yeux de la police quand il a déménagé à Hay Sadri, à Casablanca ? Non. Dès le premier jour dans son nouvel appartement, il était surveillé par la police. Celle-ci a été informée par son indic. Quatre mois plus tard, Mohamed a décidé de quitter ce quartier casablancais pour un autre. Lequel ? Quartier Sidi Bernoussi, à la préfecture Sidi Bernoussi-Zenata. Là, il a pu reprendre son  activité illicite. Il n’a attiré l’intention de personne. À chaque  fois, deux jeunes hommes arrivaient chez lui à bord d’une Citroën. Personne ne savait ce qu’ils transportaient dans des sachets en jute. Or, les enquêteurs de la Brigade anti-stup de la police judiciaire de Ben Msik-Sidi Othman n’ont pas baissé les bras une fois que Mohamed est parti de leur secteur. Au contraire, ils ont continué à chercher la moindre information qui pourrait les aider à le mettre hors d’état de nuire. Et ils sont arrivés à savoir qu’il demeurait au quartier Sidi Bernoussi. Une surveillance a été menée non loin de chez lui tout seul. Mohamed sortait et rentrait chez lui. Il a fallu attendre le lundi 24 novembre pour que les policiers soient informés par un indicateur que la Citroën venait de se garer devant l’entrée de l’immeuble et que deux jeunes hommes y étaient descendus avec des sachets et qu’ils étaient rentrés chez Mohamed. Le mardi 25 novembre, vers 6h du matin, les limiers menaient une  surveillance un peu plus loin de l’entrée de l’immeuble. Ce n’est que  quatre heures plus tard que l’un des deux jeunes hommes est apparu. C’est alors que les enquêteurs se sont jetés sur lui et l’ont arrêté. Ils ont saisi en sa possession un sachet en plastique noir renfermant une quantité de haschich et de kif en tige. Les conduisant à l’intérieur de l’appartement, ils ont saisi 11,5 kg de haschich, 7 kg de kif en tige et 1 kg de feuilles de tabac. Ils ont arrêté Mohamed et son frère qui se chargeait avec le premier complice, arrêté à l’entrée de l’immeuble, de convoyer la drogue de Ouezzane à Casablanca  pour la liquider, à l’aide de Mohamed. Le trio a été  traduit devant la justice.

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