Trompé, il tue sa maîtresse et son ami

A quinze kilomètres du sud-est d’Agadir se situe la commune d’Aït Melloul. Kasbat Tahar est considéré par la police comme l’un des «points noirs» de la région et nécessite une  présence permanente des éléments de police. Sinon, il y aurait plusieurs agressions. La preuve?
Nous sommes le vendredi 6 juin. Vers 3h du matin, le corps d’un jeune homme, gisant dans une mare de sang et portant plusieurs coups d’un objet tranchant a été découvert juste sur le seuil d’une maison de Kasbat Tahar. Alertés, les éléments de la police d’Aït Melloul, ainsi que leurs collègues de la police judiciaire d’Agadir se sont dépêchés sur les lieux. Une fois arrivés sur les lieux, les enquêteurs ont été informés que le cadavre est celui d’un jeune homme, prénommé Karim, qui demeure à la maison devant laquelle il a été retrouvé corps sans âme.  Qui l’a tué ? Les témoins qui demeurent au même quartier avaient attesté qu’il avait été poignardé par un certain Youssef. Qui est-il ? Où demeure-t-il ? Il s’agit d’un jeune homme de vingt-sept ans, célibataire, sans profession, qui demeure au même quartier que Karim. Amis, les deux jeunes hommes se droguaient et se soûlaient. Rapidement, les enquêteurs se sont lancés à la recherche de Youssef. Était-il chez lui ? Non. Où devait-il être ? Les enquêteurs n’ont pas baissé leurs bras. Ils étaient au début des recherches. Entre-temps, un appel téléphonique a été reçu par le policier chargé de la salle de trafic. «Il y a le cadavre d’une femme au quartier Lahrech… », lui a dit un inconnu qui a préféré gardé l’anonymat. Immédiatement, les enquêteurs de la police se sont dirigés vers le quartier Lahrech. Ils ont constaté le corps d’une femme sans âme, gisant dans une mare de sang allongé par terre. Qui est-elle ? «C’est Naïma, la maîtresse de Youssef…», a affirmé un témoin qui était parmi les badauds. Y avait-il une relation entre les deux meurtres ? Si Youssef avait tué Karim, qui a alors liquidé Naïma ? Youssef ou Karim ?
Le même jour, vendredi 6 juin, vers l’après-midi. Un indic est venu confier aux enquêteurs une information de taille : «Youssef a été vu à la forêt Lakliâ…». La brigade qui se chargeait de l’affaire s’est dirigée vers la forêt. Après une demi-heure de recherche, elle est arrivée à l’arrêter et le conduire vers le commissariat de police. Là, il a lâché le morceau : «C’est moi qui les ai tués tous les deux…». Pourquoi ? Ils étaient tous les trois, Youssef, sa maîtresse Naïma et son ami Karim, en train de picoler. Tout d’un coup, Youssef a remarqué que Karim commençait à flirter avec Naïma. Sans s’abstenir, cette dernière lui a cédé. Sans trop penser, Youssef a brandi son couteau et a asséné sept coups à sa maîtresse. Aussitôt, Karim a pris la fuite. Youssef l’a poursuivi jusqu’à chez lui et a criblé son corps de coups.
Samedi 7 juin, la police a procédé à la reconstitution du crime en présence des habitants de la région.

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