Un amour virtuel se solde par un viol collectif

Un amour virtuel se solde par un viol collectif

Elle est encore adolescente. A peine seize ans. L’innocence illumine encore les traits de son visage. D’habitude, elle a les yeux rivés sur son écran d’ordinateur ou de son smartphone. Le jour comme la nuit, ses doigts pianotent sans cesse sur les claviers.

Nous sommes à Casablanca. Sans le moindre contrôle de la part des parents, notre adolescente surfait librement sur la Toile. Comme tout le monde, elle a un compte sur le réseau social, Facebook, où elle publiait ses photos, se faisait des amis, gardait contact avec des connaissances, échangeait des messages et tchattait avec des amis virtuels. En principe, à son âge, ses activités sur le Net devraient être relativement contrôlées  par ses parents. Elle devait apprendre auprès d’eux les avantages et les inconvénients  d’Internet et des réseaux sociaux, et ne pas se livrer aux dangers qui guettent les plus jeunes sur la toile.

Au fil des jours, notre adolescente a fait, à travers ce mur bleu, la connaissance d’un jeune homme avec lequel elle a commencé à tchatter quotidiennement. Très vite, les choses s’emballent au point que la jeune fille est tombée dans ses filets.

Chaque fois, il lui exprimait son amour jusqu’au jour où elle s’est retrouvée noyée dans un océan de rêves. Elle croyait à ses paroles. Elle a même décidé d’aller le rencontrer, pour le voir de plus près, le connaître mieux. Fin août. L’adolescente a rencontré réellement ce jeune homme au quartier El Oulfa. «C’est comme si je te connaissais depuis longtemps», lui a-t-il chuchoté à l’oreille. La main dans la main, elle marche avec lui et sourit. Son cœur batait la chamade. Ils continuent de marcher ensemble. Jusqu’où ?

Elle n’en a pas la moindre idée. Et peu importe pour elle. Le plus important est qu’elle est en compagnie de cet homme qui n’est plus virtuel. Ils avancent sans se poser de questions. Tout d’un coup, ils arrivent devant un immeuble situé au quartier Zoubir. Il l’invite à l’accompagner à l’intérieur d’un garage où il n’y a personne, même pas des véhicules. Là, il se transforme en monstre puisqu’il lui déchire les vêtements quand elle refuse de coucher avec lui. Sans pitié, il la sodomise. Quand il a terminé, c’est un deuxième jeune homme qui l’a rejoint pour abuser d’elle au point qu’il l’a déflorée.

Puis un troisième jeune homme qui est venu lui aussi abuser de la jeune fille. Retournant chez elle dans un état lamentable, ses parents l’ont conduite au commissariat du district de Hay Hassani pour porter plainte. Une enquête a été diligentée et a été soldée par l’arrestation du trio qui a été traduit lundi devant le parquet général près la Cour d’appel de Casablanca.

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