Un assassinat Pas loin du poste de police

Un assassinat Pas loin du poste de police

Mardi 27 décembre, cinq jours près avoir commis un meurtre, ce jeune repris de justice est tombé dans les filets des enquêteurs de la PJ de Casablanca-Anfa. Menotté, il est sorti de chez lui à la rue de Boutouil, dans l’ancienne médina, pour être engouffré dans une estafette qui l’a aussitôt conduit à la préfecture de police au boulevard Zerktouni. À ce moment, il avoue son crime qui a coûté la vie à M’hamed et a rendu orphelins ses enfants. A son soixante-septième printemps, ce serveur travaillait encore dans un café situé à la Place Verdun, alors qu’il devait être à la retraite depuis sept ans.
M’hamed qui jouissait d’une bonne réputation n’a jamais craint de parcourir, de jour comme de nuit, le chemin allant de la Place Verdun à destination de chez lui, à la rue El Jadida, pas loin du lieu où il y avait le célèbre cinéma Médina qui n’est actuellement qu’un terrain vague squatté par les marchands ambulants. Il y passait quotidiennement, sauf les jours de son repos, sans se méfier de quoi que ce soit.
Nous sommes le jeudi 22 décembre, vers 1h du matin. M’hamed qui vient de terminer sa journée de travail au café emprunte son chemin habituel. C’est par un pur hasard qu’il n’a pas choisi de passer par la rue de Moha Ou Saïd, mais du côté de Derb Les Anglais donnant sur le marché de Bab Marrakech. En fait, il est obligé de passer devant l’entrée de Derb Boutouil donnant sur le poste de police de Bab Marrakech. Et c’est là qu’un jeune homme lui barre le chemin. Armé d’un couteau, il l’oblige à lui remettre la somme de cinq cents dirhams. Le voyou lui subtilise également sa Carte d’identité nationale et sa carte guichet. Quand M’hamed lui demande de lui rendre ses deux cartes, le voyou lui assène un coup de couteau à la poitrine et s’enfuit. M’hamed pousse un cri strident et court directement vers le poste de police à une centaine de mètres de la scène du crime. Il explique au policier en faction qu’il a  été agressé et que l’agresseur porte une jaquette jaune, un jeans et des espadrilles. En cinq minutes, le temps de parler et de permettre au policier d’alerter les éléments de la Protection civile, M’hamed tombait par terre, corps sans âme.

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