Un banquier à Casablanca détourne deux millions de dirhams

Dans cette agence bancaire située à Hay Hassani, personne ne croyait que ce jeune banquier pouvait commettre un détournement d’une somme aussi colossale de deux millions de dirhams pour son propre compte. Au départ, c’était la mauvaise surprise d’une cliente de cette agence bancaire de Hay Hassani à Casablanca, en examinant ses relevés bancaires, elle a remarqué que des opérations de transferts d’importantes sommes d’argent avaient été effectuées de son  compte en faveur d’un tiers. Lequel ? Elle n’en avait pas la moindre idée. Elle était certaine n’avoir jamais effectué de transfert d’une si importante somme. En fait, elle s’est adressée au chef de l’agence,  qui n’en avait aucune idée. Les détournements portaient sur une grande somme: deux millions de dirhams! C’est pourquoi le directeur de l’agence s’était empressé d’aviser ses supérieurs au siège. Une commission d’enquête est arrivée à l’agence pour entamer ses investigations. Effectivement, la commission a constaté que les documents justifiant les transferts des sommes d’argent portaient des signatures qui semblaient être différentes de celles de la propriétaire du compte. Autrement dit, il s’agissait bel et bien de fausses signatures. Les éléments de la commission étaient convaincus qu’il y avait un détournement de fonds. Par qui ? Au départ, ils ont pointé du doigt l’employée chargée du service clientèle. Parce que les transferts ne devaient être effectués que par elle-même et sur son PC dont elle seule possède le code. De plus, aucun transfert ne pouvait être fait sans son aval. Enfin, l’affaire a été remise à la police judiciaire préfectorale de Casablanca pour la tirer au clair. Interpellée, l’employée chargée de la clientèle s’est catégoriquement disculpée. Elle a affirmé n’avoir jamais effectué de détournement en sa faveur. Les enquêteurs se basent donc sur les conclusions du rapport dressé par les membres de la commission de la banque pour continuer leur enquête, lequel rapport a signalé que la signature d’un banquier ressemblait à celles constatées sur les documents justifiant les transferts. L’employé a été interpellé par les enquêteurs de la PJ préfectorale. Au départ, il a nié n’avoir falsifié aucun document, ni détourné un sou de la banque. Mais, les preuves tangibles le mettaient en cause. Il a donc fini par avouer être l’auteur de ce crime d’abus de confiance. Il a profité du fait que les signatures de la cliente et de l’employée chargée du service clientèle étaient faciles à imiter. Et il est passé à l’acte pour détourner les sommes d’argent vers un compte bancaire qu’il avait créé au nom d’une personne fictive. Et le voilà depuis jeudi 29 septembre, devant le procureur du Roi près le Tribunal de première instance de Casablanca poursuivi pour abus de confiance.

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