Un enseignant tué lors d une soirée trop arrosée

Un enseignant tué lors d une soirée trop arrosée

Nous sommes à El Gara, province de Berrechid. Chez les gendarmes de la région, le téléphone sonne ce matin du jeudi 20 septembre. Qui pourrait bien être au bout du fil ? Une personne qui vient de lancer une alerte. Un enseignant a été retrouvé, chez lui, corps sans âme. L’interlocuteur révèle au gendarme l’adresse et raccroche. Les limiers d’El Gara se mobilisent pour effectuer les premiers constats d’usage, ils encerclent la scène du crime dans l’attente de leurs collégues de la brigade criminelle du commandement de la gendarmerie royale de Berrechid.
Interrogeant quelques voisins, les limiers apprennent que le défunt, Jamal Eddine M., âgé de cinquante-deux ans, était un enseignant à l’école Sidi Abdelkrim, située à Ben Ahmed, ils ont ensuite retrouvé certaines de ses affaires, dont la CIN.
Par ailleurs, les enquêteurs ont constaté des blessures sur le visage et la tête du défunt. Mais sont surtout surpris qu’il n’y ait pas de traces de sang autour du cadavre ainsi que sur ses vêtements. Les limiers de la brigade scientifique, quant à eux, ont déduit que la victime a rendu l’âme depuis plus de quatre heures et qu’il était dans un état d’ébriété, avant sa mort, comme il ressort des prises de sang analysé. Bref, le staff des enquêteurs conclut qu’il ne s’agit pas d’une mort naturelle. Il s’agit, soit d’une mort accidentelle, soit suite à un acte criminel. Deux hypothèses qui nécessitent une enquête minutieuse afin de tirer toute l’affaire au clair. Au départ, plusieurs questions s’imposent : Ivrait-il seul avant ou en compagnie d’autres personnes ? S’il y a d’autres personnes, qui sont-elles ? Le meurtrier a-t-il nettoyé la chambre et changé les vêtements du défunt avant de disparaître ? Ou l’a-t-il liquidé ailleurs avant de le ramener à sa chambre ? Tout est possible. Mais, quelques témoins confient aux limiers que le défunt s’enivrait chez la femme qui lui louait la chambre et qui est, en même temps, une proxénète. Soumise aux interrogatoires, elle crache le morceau. Elle avoue que le défunt est son amant. Il était chez elle, ainsi qu’un autre couple. Un malentendu avait eu lieu entre l’enseignant et la maîtresse de l’autre jeune homme. Très vite, cette dernière s’est saisie d’un couteau et lui a asséné quelques coups mortels au niveau du visage et de la tête. La proxénète, la meurtrière et son amant ont été arrêtés et traduits devant la justice à Settat.

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