Un faux chauffeur de taxi agressait les clients

Un faux chauffeur de taxi agressait les clients

Nous sommes à Casablanca. Au matin d’un jour hivernal, Malika sort de chez elle. Sa destination n’est autre que son travail. Elle doit y arriver à temps. Elle regarde sa montre. Elle est en retard. Elle est obligée de prendre un taxi. Petit ou grand ? Peu importe. Ce qui est important c’est qu’elle arrive à temps à son travail. Et comme par hasard, dans cette ville où il est difficile de trouver un moyen de transport en commun sans peine, elle remarque un petit taxi qui stationne près d’elle. Bizarre ! Au lieu de le héler, c’est plutôt le jeune chauffeur qui lui demande de monter . Pourquoi ? Elle n’a pas cherché la réponse. Ce qui l’intéresse c’est d’arriver à temps. Elle monte derrière et indique la destination au chauffeur de taxi. Celui-ci démarre tout en lui lançant un petit sourire. Tout d’un coup, elle remarque qu’il  ne se dirige pas vers la bonne direction. Elle lui fait la remarque. «Ce n’est que pour raccourcir le chemin et arriver le plus tôt possible», lui réplique-t-il. Elle se tait. Soudain, il s’arrête dans une ruelle plus ou moins déserte. Pourquoi ? Sur un ton sévère et sérieux, il lui demande de se taire. Un couteau a été brandi. Malika ne sait quoi faire, ni quoi dire. Elle garde le silence. Le jeune chauffeur se convertit en un clin d’œil en un brigand, sans pitié, qui lui demande  de lui remettre tout ce qu’elle porte sur elle. Malika n’a pas le choix. Elle ne peut ni demander secours, ni ouvrir la portière du petit taxi pour sortir. Le couteau qui brille devant ses yeux la fait trembler au point qu’elle a pissé involontairement. Elle lui remet son sac à main et tout ce qu’elle porte sur elle avant de descendre sans faire de bruit. Une fois le petit taxi a démarré, elle lance un cri strident et perd connaissance. Quelques curieux s’attroupent autour d’elle, l’aident à se réveiller et d’aller au commissariat pour déposer une plainte.
«Nous étions à sa recherche depuis quelques semaines. Car il y a d’autres victimes», lui affirme le chef de la brigade qui se charge de l’affaire. Le chef de la brigade et ses limiers sont convaincus qu’il s’agit d’une seule personne qui commet des agressions, bien qu’il y ait des victimes qui ont été agressées dans un petit taxi et d’autres dans un grand taxi et bien que chacune d’elles ait donné un numéro d’immatriculation différent de celui qui a été révélé par une autre victime. C’est à la place Sraghna, à Derb Soltane, qu’un policier a remarqué qu’un jeune chauffeur de taxi choisit ses clients. Pourquoi ? Le policier se présente devant lui et lui demande de descendre du taxi. Tes papiers ? Le jeune chauffeur de taxi ne dispose pas de permis de confiance. Et il a tenté de soudoyer le policier qui était sévère et sérieux. Il l’a conduit au commissariat. Et c’est la surprise. C’est lui le chauffeur qui a agressé plusieurs clientes.  Les deux taxis, le petit et le grand, appartiennent à son père. Il lui soutirait les clés quand il retournait chez lui. Le jeune homme prenait l’un des deux taxis en quête d’une cliente. Au départ, il utilisait ce moyen de transport en commun pour faire monter les jeunes filles avec qui il désirait passer de bons moments. Mais, avec le besoin d’argent pour s’approvisionner en carburant, il a commencé à les agresser. Et le jeu lui a plu par la suite. Il ne transportait dans le taxi rouge qu’un seul client. Alors qu’au grand taxi, il choisissait comme proie le dernier client. Ses victimes, qui sont plus d’une vingtaine, l’ont reconnu quand elles ont été convoquées par la police. Le mis en cause a été traduit devant la justice.

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