Un fkih arrêté pour tentative d’abus sexuel sur une mineure

Un fkih arrêté pour tentative d’abus sexuel sur une mineure

Elle est à son dixième printemps. Profitant des vacances, elle a décidé d’aller à l’école coranique (Msid) que vient d’ouvrir, au quartier Ghita, à Fès, le fkih, prédicateur et imam de la mosquée «Tajmouâti» du quartier Bensouda, afin de faire apprendre aux enfants le Coran.

Mais elle n’a jamais pensé qu’elle allait se retrouver entre les griffes d’un pédophile. Elle n’oubliera jamais ce qui lui est arrivé ce lundi 18 juillet.
Ses parents étaient chez eux quand elle est rentrée, avant l’heure habituelle, en sanglotant. Qu’est-ce qui lui est arrivé, se demandent ses parents tout en essayant de la calmer. Mais la fille n’arrivait pas à tenir ses larmes. Ce n’est que difficilement que ses parents ont pu comprendre ses paroles. «Le fkih a tenté de me violer», leur a-t-elle confié. Les parents ont du mal à y croire car ils n’ont jamais imaginé qu’un fkih, imam et prédicateur puisse être un pédophile. C’est pour cela qu’ils demandent à leur fille de leur raconter en détail ce qui lui est arrivé.

Elle leur a affirmé qu’elle était en compagnie d’autres enfants qui apprenaient le Coran quand le fkih l’a appelée pour le rejoindre dans une chambre aménagée comme un petit bureau. Il lui a fait expliqué qu’il avait l’intention de lui apprendre comment écrire les versets du Coran sur les planches en bois. En le rejoignant à la chambre, il l’a mise sur ses genoux et a commencé à lui faire des attouchements. Il a glissé sa main sous ses vêtements pour commencer à toucher son corps du haut en bas. Surprise, la fille n’a pas bougé. Mais, quand le fkih l’a embrassée à la bouche et a mis sa main sur sa partie intime, elle s’est extirpée et a pris la fuite en direction de chez elle.
Sans perdre de temps, le père a conduit sa fille vers le commissariat de police pour porter plainte contre le fkih, âgé de cinquante-sept ans. Certes, il a nié tout en bloc, expliquant qu’il s’agit d’une machination contre lui. Et pourtant, il a été traduit, mercredi dernier, 20 juillet, devant le parquet général près la Cour d’appel de Fès qui l’a gardé en détention préventive.

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