Un inceste hors du commun

Un inceste hors du commun

Incroyable histoire mais lamentablement vraie. Elle a pour décor un douar perdu dans la province de Safi.
Personne n’en avait cru ses oreilles en apprenant, un funeste samedi, qu’une mère d’une famille s’est précipitée dans les locaux de la Gendarmerie pour déposer plainte contre son mari, l’accusant d’inceste sur sa fille âgée de 15 ans et demi : «Il a abusé d’elle durant toute une année et l’a obligée à fumer du kif».
Cette mère, qui gagnait sa vie en vendant des vêtements dans les souks hebdomadaires de la région, s’absentait régulièrement de chez elle. En effet, elle devait se rendre chaque semaine à Casablanca pour s’approvisionner en marchandises. Jusqu’au jour où ses trois autres enfants lui font une terrible révélation : «Nous avons surpris, à maintes reprises, notre père allongé nu sur le même lit que notre sœur… Nous les avons vus faire l’amour… Nous avons même entendu à plusieurs reprises leurs gémissements durant la nuit.»
La mère découvre en outre que cette monstrueuse relation entre sa fille et son mari dure depuis un an déjà. Pourquoi les enfants ont-ils gardé ce secret toute une année ? Leur père les aurait-il menacés ? Non, répondent les trois frères. Mais ils craignaient des représailles au cas où ils auraient tout révélé.
Aussitôt, la machine judiciaire a été mise en branle. La victime, encore mineure, est donc convoquée. «Tout ce qui a été dénoncé par ma mère et mes trois petits frères est faux», affirme-t-elle. Étrange, se disent les gendarmes ! S’agirait-il d’un coup monté par la mère, avec la complicité de ses enfants, pour jeter son époux en prison ? Et dans ce cas, quelle en serait la raison ?
«C’est mon oncle maternel qui, il y a deux ans, a commencé à abuser de moi …», révèle alors la jeune fille aux enquêteurs.
Elle était âgée de treize printemps, raconte-t-elle, lorsque son oncle maternel est venu chez eux passer quelques jours. Sa mère était en voyage à Casablanca. L’oncle paternel en aurait donc profité pour rester seul, sur la terrasse de la maison, en compagnie de la jeune fille, à l’abri des regards du père et des trois frères.
«C’était la première fois que je m’enivrais, que je me droguais et surtout que je couchais avec un homme… Bien qu’il m’ait déflorée, j’ai recommencé le lendemain de mon plein gré», avoue-t-elle sans la moindre honte. Mais sa déclaration suivante dépasse d’encore plus loin l’imagination : «je suis même tombée enceinte, il y a un an…». En couchant avec son oncle maternel ? «Non, en partageant le lit de mon frère Amine», répond crânement la jeune fille.
Amine est son aîné de deux ans. La jeune fille déclare qu’elle a couché avec lui à trois reprises ; une première fois en mars, une deuxième en avril et la dernière fois en août, de l’année précédente.
Ce qui devait arriver arriva : la jeune fille tomba enceinte. C’est alors qu’elle en informa sa mère. Sans hésitation, cette dernière décida de la faire avorter. À cet effet, elle mélangea du henné avec plusieurs herbes médicinales que la jeune fille consomma quinze jours durant.
Le seizième jour, après une série de crampes, elle finit par accoucher d’un fœtus encore en vie, que sa mère enterra près d’un palmier non loin de la maison. Les révélations inimaginables s’enchaînent alors en un sordide chapelet «J’ai également couché avec mon frère âgé de quatorze ans», ajoute la prétendue victime. Sous la contrainte ? demandent les enquêteurs ? Pas du tout ! Il se trouve que le jeune garçon lui avait révélé son intention de nouer une relation amoureuse avec une fillette du douar et qu’elle s’est alors jetée sur lui et l’a conduit à l’inceste.
Et son père ? La jeune fille l’a innocenté. Mais alors, pourquoi la mère l’a-t-elle accusé ? L’homme donne une explication : il avait l’intention de déménager à Casablanca et sa femme ne l’avait pas accepté.
La découverte du fœtus au pied du palmier a convaincu les enquêteurs de la véracité des aveux de la jeune fille. Cette dernière, sa mère, son père, ses deux frères et son oncle incestueux ont été traduits devant la justice. Au douar, leurs voisins sont encore sous le choc…

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