Un malfaiteur qui attaque les taxis mis sous les verrous

Un malfaiteur qui attaque les taxis mis sous les verrous

 Ce dernier l’accueille, lui demande de se calmer et de lui raconter ce qui lui est arrivé. Le chauffeur de taxi essaie de reprendre son souffle. «Je conduisais mon petit taxi à bord duquel il y avait un client», dit-il net, reprend son souffle et enchaîne. Il conversait avec le client avant d’arriver au boulevard 10 Mars, juste à côté d’un café très connu. Il s’est arrêté sur demande du client. Ce dernier le paie et descend.

À peine a-t-il fermé la portière derrière lui que trois jeunes hommes montent rapidement dans le taxi. Armés de couteaux, ils ont demandé au chauffeur de se calmer, de ne pas crier au secours et de leur céder sans manifester la moindre résistance l’argent qu’il a sur lui. Un quatrième jeune homme, membre de la bande, s’occupait uniquement de la surveillance. L’un des trois malfrats qui étaient à bord du petit taxi a mis le couteau au cou du chauffeur et l’a obligé à lui remettre la recette. Il n’y avait que 340 dh dans la caisse. Le chauffeur, père de famille, ne pouvait ni demander secours ni faire un geste lui permettant d’attirer l’attention des gens. Il leur a remis la recette. Une fois les assaillants descendus, il a accéléré pour se tirer de ce guêpier et prendre la fuite, la peur au ventre, toujours sous le choc.

Les éléments de la 5ème section judiciaire prennent l’affaire en main et entament les investigations. Vingt-quatre heures plus tard, ils arrivent à identifier l’un des quatre mis en cause qui semble être originaire du quartier Sidi Othmane. Arrêté, ce dernier avoue être membre d’une bande de voleurs qui ciblent surtout les chauffeurs de petits taxis. Âgé de vingt-deux ans, il est repris de justice et vient de purger une peine pour trafic de drogue.

Soumis aux interrogatoires, il affirme avoir rejoint les trois malfrats juste après sa sortie de prison. Tous les quatre, selon ses déclarations, surprennent les chauffeurs de petits taxis à chaque fois qu’ils s’arrêtent pour permettre à un client de descendre ou devant le signalement d’un feu rouge. Le mis en cause arrêté a été traduit devant la justice alors que ses trois complices sont activement recherchés par la police.

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