Un malfrat tue son ami pour avoir réclamé sa part du butin

Il y a plus d’une année, ils étaient trois amis. Seulement, aujourd’hui, ils ne sont que deux, Abdellah et Hassan, qui comparaissent en état d’arrestation devant la chambre criminelle près la Cour d’appel de Casablanca, poursuivis pour coups et blessures ayant entraîné la mort sans l’intention de la donner. Le troisième a été enterré au cimetière Arrahma à Casablanca après avoir été tué lors d’une dispute. Ses meurtriers n’étaient que ses deux amis, Abdellah et Hassan. «Nous n’avions pas l’intention de le tuer. Il était notre ami », a affirmé Hassan quand le président de la Cour lui a rappelé les poursuites que lui a attribuées le parquet général. Hassan est à son vingt-huitième printemps. Depuis qu’il a été chassé de l’école, au niveau primaire, il s’est livré à la rue pour se lancer dans le gouffre de la délinquance. Des cigarettes au haschich en passant par les boissons alcoolisées et les comprimés psychotropes. Bref, il est devenu un délinquant sans pitié. Le manque d’argent pour se droguer l’a poussé également à commettre des délits contre plusieurs victimes dont la plu- part étaient des femmes. Et il a fini par être arrêté et traduit devant la justice qui l’avait condamné à huit mois de prison ferme pour vol simple. Quand il a été relâché, il n’a pas cherché un emploi pour gagner dignement sa vie. Au contraire, il a repris le chemin de la délinquance pour être alpagué pour la deuxième fois. Il a été condamné par la chambre correctionnelle près le tribunal de première instance à un an de prison ferme pour vol simple avec récidive, consommation de drogue, coups et blessures à l’arme blanche. Relâché une fois encore, il a repris son activité de délinquance. C’était le moment qu’il a rencontré Abdellah et Najib. Ces deux jeunes hommes étaient, tous les deux, à leur vingt-septième printemps. A l’instar de Hassan, tous les deux ont quitté les bancs de l’école au primaire pour se livrer à la délinquance. Puisqu’ils étaient du même quartier, Abdellah et Najib ont entrepris le même parcours. Tous les deux ont été arrêtés, dans une même affaire de cambriolage d’un appartement. Un crime qui leur a coûté une condamnation de deux ans de prison ferme chacun.
Rencontrés, Hassan, Abdellah et Najib ont constitué une bande de trois malfrats qui sillonnaient la capitale économique pour commettre divers crimes. Et ils ont été mis, une fois encore, sous les verrous. Ils ont été condamnés à deux ans de prison ferme. Quittant la prison, ils sont restés toujours ensemble, voire inséparables. Seulement, ils étaient en train de s’enivrer quand Najib a reproché à Hassan de n’avoir pas lui verser sa part d’une somme d’argent que Hassan et Abdellah ont subtilisée à une femme. «Tu n’étais pas avec nous… Et voilà tu bois du vin sans payer le moindre sou», lui a expliqué Hassan. Najib a insisté qu’il reçoit sa part. Hassan et Abdellah ont refusé de lui en remettre le moindre sou. Et c’était la goutte d’eau qui a fait renverser le vase. Najib a brandi un couteau, s’est adressé à Hassan, lui a demandé de lui verser sa part du gâteau et l’a menacé de meurtre. Hassan a reculé avant de brandir également son couteau. Face-à-face, les deux protagonistes semblent avoir l’intention de se battre. Seulement, Abdellah a mis fin à la bagarre en enfonçant un couteau du côté gauche au dos de Najib. Celui-ci a rendu l’âme. Et ses deux amis ont été condamnés à quinze ans de réclusion criminelle.

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