Un mauvais souvenir, un meurtre et 20 ans de réclusion criminelle

Un mauvais souvenir, un meurtre et 20 ans de réclusion criminelle

Vêtu d’un pull gris et d’un jean, Redouane reconnaît avoir tué Abdelali. Il répond même aux questions du juge à la chambre criminelle près la Cour d’appel de Casablanca avec un sourire aux lèvres.

Etrange ! Le président de la Cour lui explique qu’on ne doit pas sourire quand on a tué un être humain. Mais, Redouane, âgé de vingt-quatre ans, ne manifeste aucun regret.

«Il m’a violé quand j’étais enfant, M. le président», déclare Redouane au président de la Cour pour justifier son acte criminel tout en ignorant qu’un crime ne se justifie jamais. Il explique qu’il avait l’intention d’enterrer ce mauvais souvenir parce qu’ils étaient tous les deux, lui et Abdelali, qui a maintenant le même âge que lui, des enfants.

«Je crois que nous avions sept ans quand il a abusé de moi», précise Redouane.

Ils ont partagé ensuite les bancs de la même école et du même collège. Et leur relation d’amitié a continué le plus normalement du monde. Seulement, à chaque fois qu’ils se retrouvaient à se souler, Abdelali ravivait ce mauvais souvenir.

«Je lui demandais à chaque fois de ne plus en parler parce qu’il s’agissait d’enfance ni plus ni moins», ajoute Redouane.

Le jour «J», ils s’enivraient tous les deux quand Abdelali a commencé à le provoquer, une fois encore, par cette histoire de leur enfance. Sous l’effet de l’alcool, Redouane a brisé une bouteille et saisit le tesson avant d’asséner deux coups à son ami. Celui-ci tombe par terre. Pas moins d’un quart d’heure plus tard, Abdelali rendit l’âme alors qu’il était en chemin à destination de l’hôpital.

Le lendemain de son crime, Redouane s’est présenté de son plein gré devant la police pour avouer son crime.

Verdict : 20 ans de réclusion criminelle.

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