Un mécanicien sous les verrous

Nous sommes au siège de la préfecture de police de Casablanca. À l’étage où se situent les bureaux du District de Casablanca-Anfa, un homme, quadragénaire, n’arrivait pas, cet après-midi, de ce mois d’octobre, à se tenir à sa place en attendant que les limiers de la brigade de la PJ l’appellent pour consigner sa plainte. Tout d’un coup, un inspecteur de police l’a sollicité de rentrer et s’asseoir devant lui. De quoi devait-il se plaindre ? «Ma voiture a disparu après l’avoir garée… » a-t-il affirmé aux enquêteurs. C’était une Renault Kongo. Il l’a garée avant de rentrer chez lui. Après un certain moment, il est sorti pour traîner ses pas vers sa voiture. Malheureusement, elle n’y était pas. A-t-elle été raflée par les services de police de la circulation? Non. En fait, elle a été conduite par un inconnu. Les policiers ont interrogé une fois encore le propriétaire de la Renault Kongo. Il leur a révélé qu’une semaine avant la disparition de sa voiture, il l’avait mise entre les mains d’un mécanicien au quartier Derb Ghallef pour la réparer. S’agissait-il du voleur ? «Je ne crois pas… », a répondu le propriétaire de la voiture. Ces derniers se sont rendus aussitôt chez le mécanicien. Au fil des questions, il s’est effondré. «Je suis le voleur de la Renault Kongo… », a-t-il lâché. Il s’appelle Rabie. Il dispose d’un local pour la réparation des voitures loin du quartier Derb Ghallef. Seulement, il n’hésitait pas à se dépêcher sur les artères donnant à la Joutéa de Derb Ghallef pour offrir ses services à un automobiliste ayant sa voiture qui venait de tomber en panne. Il lui demandait d’aller faire un tour à la Joutéa en attendant de la réparer. Entre-temps, il livrait les clés à son ami, qui l’attendait un peu plus loin. Ce dernier se chargeait de se dépêcher chez un serrurier qui confectionnait les doubles. Quand l’automobiliste retournait à sa voiture, il payait le mécanicien et la récupérait. Après avoir démarré, le mécanicien le suivait à bord d’une autre voiture. Il repérait le lieu où il devait se garer avant de rentrer chez lui. Quelques jours plus tard, le mécanicien y retournait pour ouvrir la portière de la voiture et démarrait. Selon ses déclarations, il n’a volé que deux voitures, une Fiat Uno, qu’il avait vendue à un trafiquant de drogue contre une somme de 4 mille dirhams et la Renault Kongo, qu’il a vendue à la même personne contre la somme de 7 mille dirhams. Lui et son complice ont été traduits devant la justice.

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