Un plombier tué par sa femme et son beau-frère

Un plombier tué par sa femme et son beau-frère

Nous sommes à Derb Al Hammam, quartier Sidi Ayoub, à Marrakech. Tôt le matin, une horde de policiers s’est dépêchée sur les lieux, ce mardi 13 avril, à bord de fourgons et de voitures. Les habitants qui venaient de se réveiller étaient surpris car ils n’étaient au courant de rien. Que s’est-il passé ? Une information faisait état qu’un jeune homme a été retrouvé corps sans âme. Ils devaient s’assurer s’il s’agissait d’un décès naturel, d’une mort accidentelle ou d’un crime. Les badauds se sont attroupés autour du domicile. Les enquêteurs ont frappé à la porte. Une jeune femme qui sanglotait leur a ouvert la porte. Qui est-elle ? C’est l’épouse de l’homme retrouvé corps sans âme. Les détectives y sont entrés. Au patio, ils ont remarqué le cadavre d’un jeune homme, allongé par terre, les mains et les pieds ligotés. Chaque partie de son corps comportait des traces de violence : des contusions et des ecchymoses. Qui l’a maltraité mortellement ? Sa femme qui portait dans son dos une fille âgée de quatre mois, fixait les limiers sans répondre. Ses yeux fondaient en larmes de temps en temps. Le chef de la brigade lui a demandé une fois encore de leur expliquer ce qui est arrivé à son mari, âgé de trente-quatre, plombier de son état. Mais, l’épouse gardait toujours le silence. Pourquoi ? Les enquêteurs lui ont expliqué qu’elle n’a pas  intérêt à garder le silence. Car, son mutisme aggravera sa situation. Parce qu’elle est la première accusée. «C’est moi la meurtrière», a-t-elle crié avant de perdre connaissance. Un policier a vite réagi pour attraper le bébé. Il a empêché sa chute par terre. Puis, ils ont déployé tous leurs efforts pour qu’elle reprenne connaissance. Elle s’est réveillée. Cette jeune mère, âgée de vingt-six ans, a avoué être la meurtrière de son mari, le plombier. Comment ? Et pourquoi ? Tous les deux sont mariés depuis trois ans. Et, il y a quatre mois qu’ils ont eu leur premier bébé. L’épouse est une femme au foyer, sans problèmes. Quant au plombier, il jouissait également d’une bonne réputation. Son seul défaut est qu’il était un soûlard qui abusait des boissons alcooliques. En fait, ce vice a rendu la vie de sa femme infernale. Surtout qu’il n’hésitait pas, à chaque fois qu’il était sous l’effet de l’alcool, à la violenter pour un simple malentendu. Il maltraitait également son beau-frère, âgé de vingt-deux ans, qui séjournait chez eux. Elle a tenté à maintes reprises d’abandonner son foyer conjugal et rejoindre son foyer paternel. Mais les membres de la famille intervenaient pour la calmer et la supplier de garder intact son foyer conjugal. Le jour «J». Dans un état d’ivresse avancé, le plombier est entré chez lui. Il a fixé sa femme qui portait dans son dos sa petite fille. Il a commencé à l’insulter. Tout d’un coup, il s’est adressé à son beau-frère pour le traiter de chômeur . Hors de lui, le beau-frère s’est apprêté à sortir. Il ne voulait plus rester chez  eux. Quand il est arrivé à la porte, le plombier l’a suivi, l’a attrapé, s’est excusé et lui a demandé de regagner le foyer de sa sœur. Malheureusement, quand le beau-frère est rentré, le plombier s’est énervé une fois de plus. Pire encore, il a saisi une bouteille de Coca-Cola, l’a brisée contre le mur et a gardé un tesson. Il a saisi également un couteau et un bâton. Il a commencé à menacer son épouse et son beau-frère. Ceux-ci le regardaient sans réagir. Tout d’un coup, l’épouse a disparu pour réapparaître avec une corde en plastique à la main. Elle et son frère ont ligoté les mains et les pieds du plombier. Après plusieurs coups de main, de pied, le mari est mort.

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