Un racket scolaire à grande échelle

Un racket scolaire à grande échelle

Nadia vient de sortir du lycée Mohammed Ben Hassan Al Ouazzani sis au quartier Salmia à Casablanca. Il était 18 h en ce jour du mois d’octobre. Portant son sac en bandoulière, elle rentrait chez elle. Ce n’était pas la première fois qu’elle empruntait seule ce chemin. Elle n’avait jamais craint d’être attaquée ou agressée par un délinquant ou un clochard.
Le hasard a voulu qu’elle le soit, cette fois-ci. Quand elle est arrivée à un coin de rue, cinq jeunes garçons s’en prirent à elle. Ils étaient armés de couteaux. Terrorisée, elle ne sut ni quoi faire, ni quoi dire. Elle n’a pas osé demander secours aux passants. Ceci d’autant plus qu’ils faisaient semblant de ne rien avoir remarqué d’anormal dans le comportement des délinquants qui la menaçaient avec leurs armes. Les larmes aux yeux, Nadia était livide.
Que voulaient-ils d’elle ? Elle ne tarda pas à le savoir. «Donnes-moi ton sac…», lui a ordonné l’un des malfrats en le lui arrachant des mains. Il a commencé à le fouiller. Il ne contenait rien d’autre que ses cahiers et autres fournitures scolaires. Afin de ne pas partir les mains vides, les cinq délinquants ont fini par la délester de sa montre avant de disparaître dans la nature. Nadia a alors poussé un soupir de soulagement avant de prendre ses jambes à son cou. Arrivée chez-elle, elle s’est jetée dans les bras de sa mère pour  lui raconter ce qui lui est arrivé. Sa mère décida alors de déposer plainte au commissariat de police de Salmia. Là, elle a appris que ce n’était pas la première fois que les éléments de cet arrondissement ont reçu des plaintes des élèves agressés par cette bande de malfaiteurs.
La veille, ils avaient accueilli un autre élève, Brahim, qui s’était plaint d’avoir été agressé par de jeunes garçons et délesté de son téléphone portable.
Les investigations policières ont été entamées depuis quelques jours, mais sans résultat.
Au fil des jours, la liste des victimes devenait de plus en plus longue. Toutes les victimes poursuivaient leurs études dans les lycées Al Kindi et Mohamed Ben Al Hassan Al Ouazzani et au collège Al Ghazali, situés au quartier Salmia.
Les policiers décidèrent donc d’effectuer des rondes autour des trois établissements scolaires. Mais en vain. Les cinq malfrats ont continué leur basse  besogne. Ils disparaissaient des lieux de leurs opérations bien avant l’arrivée des fourgons de la police.
Mais, un jour, l’un des policiers a été intrigué par l’intérêt que deux jeunes garçons qui inhalaient de la colle accordaient aux élèves qui sortaient du lycée Mohamed Ben Al Hassan Al Ouazzani.
Se rendant compte qu’ils ont été repérés par les policiers, ils ont pris la fuite. Après une course-poursuite, ils ont été arrêtés. Conduits au commissariat de police, ils sont passés à table. Ils ont même révélé les identités de leurs trois autres complices.
Les policiers ont continué à effectuer les rondes autour des établissements scolaires en question jusqu’à ce qu’ils arrêtent leur troisième complice.
Ces trois mis en cause ont avoué avoir agressé une vingtaine d’élèves. Si deux malfrats parmi les cinq sont encore en fuite, les trois autres ont avoué n’avoir agi que pour avoir de quoi s’acheter de la drogue.

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