Un repris de justice tue un septuagénaire

Un repris de justice tue un septuagénaire

Dès qu’il est sorti le soir du samedi 19 mars de chez lui à Fès, ce père de famille, septuagénaire, n’a plus donné signe de vie. Ses fils n’ont pas cessé de l’appeler au téléphone pendant les deux journées de dimanche et lundi, 20 et 21 mars.

Mais aucune réponse. Qu’est-il arrivé à ce père de famille ? De coutume, il rendait visite, de temps en temps, à une petite ferme appartenant à l’un de ses fils, un MRE, qui se trouve au douar Ouled El Hadj, commune rurale Sbaa Roaudi, province de Moulay Yaâcoub, dans la région de Fès-Boulemane. Il y passait parfois une seule nuit, pas plus. Cette fois-ci va-t-il en passer trois ? Tout est possible. Mais alors pourquoi ne répond-il pas au téléphone. Seule façon de lever toutes ses interrogations est de partir à la ferme en question. Effectivement deux de ses fils ont décidé de s’y rendre.

Nous sommes le soir du mardi 22 mars. Les fils arrivent à la petite ferme, l’un d’eux rentre tout en appelant son père. Celui-ci ne répond pas. Il rentre à la maison. Grande surprise, il n’y trouve pas son père, mais un homme étranger qu’il n’a jamais vu. Où est son père ? Et qui est cet homme? Il lui demande de sortir et aller ailleurs.

Mais, l’homme refuse tout en s’armant d’une faucille. Le fils appelle alors son frère qui le rejoint. Mais l’homme n’a, semble-t-il, pas l’intention de quitter la ferme. Entre-temps, les deux fils remarquent des traces de sang qui maculent les murs et le plancher. Les deux fils alertent aussitôt les gendarmes qui se dépêchent sur les lieux. Ils arrêtent l’étranger, un quadragénaire, repris de justice pour meurtre. Ce crime lui a coûté un jugement de 15 ans de réclusion criminelle, mais il n’en a purgé que 8 ans après avoir été gracié. Où est le père ? Il a ignoré l’avoir vu ou croisé à l’intérieur de la ferme. Cependant, les enquêteurs de la gendarmerie royale ont remarqué des tâches de sang sur les vêtements qu’il portait lors de son arrestation.

En lui demandant des explications, il gardait le silence. Les enquêteurs ont cherché dans les quatre coins du domicile et de la ferme. Ils ont également remarqué du sang tout au long du chemin allant de l’intérieur du domicile jusqu’au puits situé à la ferme. Effectivement, le père y était corps sans vie. Les éléments de la protection civile sont arrivés pour repêcher le cadavre du puits.

Certes, le cadavre présentait de traces de violences. Le repris de justice a été soumis aux interrogatoires, mais il n’a rien révélé tout en expliquant qu’il ne se souvenait de rien. Il a gardé le silence. Un silence qui n’explique pas qu’il est innocent surtout qu’il est repris de justice pour meurtre, ses vêtements étaient entachés du même sang qui se trouvait également sur les murs et le plancher du domicile et sur le chemin allant au puits.

Vendredi dernier, le quadragénaire, qui semble être le meurtrier du vieil homme, a été traduit devant la Cour d’appel de Fès.

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