Un trio de malfaiteurs mis sous les verrous

Un trio de malfaiteurs mis sous les verrous

«Ils ont tenté de me violer», affirme l’une de leurs victimes qui a répondu à la convocation de la Cour. Cette jeune fille de vingt-trois ans venait de descendre du bus quand elle a été croisée par les trois jeunes malfrats. Sous la menace de couteaux, ils l’ont emmenée chez l’un d’eux. Heureusement, quelques jeunes curieux sont intervenus pour la sauver.

«Je ne l’ai jamais vue, M. le président», répond ce jeune mis en cause, âgé de vingt-huit ans, sans profession, qui a purgé déjà trois peines d’emprisonnement pour vol qualifié et complicité.
Son ami, âgé de vingt-deux ans, affirme également n’avoir jamais croisé cette fille qui, pourtant se souvient très bien de leurs signalements.

«Ce sont eux, M. le président, qui m’ont agressée et frappée au visage», ajoute une autre victime, âgée de quarante-deux ans, mère de famille, qui s’est retrouvée face à face avec les trois malfrats, armés de couteaux. Elle n’avait pas de choix que de leur remettre son sac à main renfermant une somme de mille dirhams et son smartphone, ainsi que sa bague en or qu’elle mettait à son doigt.
Les victimes se succèdent à la barre pour raconter leurs histoires que se ressemblent. Et les trois mis en cause de continuer à se disculper.

«Je n’ai jamais vu ou rencontré ces personnes qui m’accusent», précise le troisième mis en cause, âgé de dix-neuf ans, emprisonné à deux reprises pour vol simple. «Ce sont des menteuses», qualifie-t-il les victimes, dont six uniquement ont répondu favorablement à la convocation de la Cour alors qu’elles sont une douzaine selon le procès-verbal dressé par la police judiciaire.

Le représentant du ministère public a qualifié les trois malfrats d’une bande d’agresseurs sans pitié qui doivent être condamnés à une peine très lourde. Au contraire, l’avocat constitué dans le cadre de l’assistance judiciaire a qualifié les trois malfaiteurs d’innocents qui semblent ressembler aux vrais mis en cause. Cette assertion n’a évidemment pas convaincu la Cour qui les a jugés coupables de constitution d’une association de malfaiteurs et vol qualifié avec récidive et a condamné chacun d’eux à six ans de réclusion criminelle.

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