Un viol qualifié

Un viol qualifié

La grande gare de Tanger est très animée ce soir. On est en plein mois d’août et il fait très beau. Traînant sa valise, une jeune femme quitte la gare et cherche un taxi qui la conduirait chez elle. Soudain, une voiture luxueuse s’arrête devant elle avec au volant un conducteur séduisant, l’air innocent, qui l’invite, sourire aux lèvres, à monter à bord. Elle détourne le regard repoussant ainsi l’invitation. Mais le jeune homme quitte sa voiture et s’approche, toujours en souriant et en lui expliquant gentiment son intention de la conduire chez elle car il commence à se faire tard. Ce comportement de gentlemen fait mouche et la jeune femme de 26 ans monte, confiante, à côté du gars tiré à quatre épingles. Elle le remercie tout en lui indiquant sa destination. Après quelques brefs échanges d’expressions de politesse et de banalités, l’homme s’excuse pour passer un coup de fil et elle sourit en guise de permission. Il commence donc à parler à son interlocuteur pendant que la jeune femme regardait ailleurs en attendant qu’il termine la conversation. Tout à coup, deux hommes surgissent de nulle part, ouvrent la portière et montent à bord. La jeune femme se tourne vers l’homme qui voulait la conduire chez elle mais elle rencontre un regard vide, sans expression. Au même moment, deux longues et brillantes lames de couteaux sont exhibées devant ses yeux lui intimant de se taire et de se tenir tranquille. La voiture démarre  et continue de rouler jusqu’à la banlieue de la ville et  elle s’arrête dans un coin. Et c’est là que la victime réalise que le gentleman est de connivence avec les deux suspects.

Tous les trois l’obligent à descendre de la voiture pour entrer dans une maison. Sans pitié, ils la violent à tour de rôle. Puis, l’un d’eux lui vole son smartphone. Après quoi, ils la conduisent à bord de la voiture pour la rejeter au centre-ville de Tanger. Dans un état lamentable, la jeune femme rentre chez elle. Le lendemain, elle se dépêche vers le commissariat de police. Elle porte plainte.

L’enquête dure plus de trois semaines. Dimanche 28 août, l’un des trois malfaiteurs tombe dans les filets de la police, alors qu’il se trouve à bord de l’Audi. Il s’agit de Y. Z, âgé de trente-six ans, repris de justice pour constitution d’une association de malfaiteurs, coups et blessures ayant entraîné la mort sans l’intention de la donner, vol qualifié, kidnapping, séquestration, viol et violence à l’arme blanche. La voiture, qui porte de fausses plaques minéralogiques, fait l’objet d’un vol.

Soumis aux interrogatoires, le mis en cause avoue être membre d’une bande qui a commis plusieurs viols collectifs contre des victimes qu’ils enlevaient avant de les séquestrer dans un domicile loué en dehors de la ville de Tanger et les violer collectivement. Le mis en cause dévoile l’identité de ses complices qui sont actuellement recherchés à l’échelle nationale.

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