Une affaire de recel devant la justice

Une affaire de recel devant la justice

«Ce n’est pas vrai !», s’exclame un médecin, propriétaire d’une société de vente des équipements médicaux qui n’a pas cru ses yeux. C’est la troisième fois que son local, installé dans un quartier de Casablanca-Anfa, est cambriolé.
Des équipements d’une valeur de plus de 500.000 dirhams ont disparu. Qui a volé les équipements médicaux ? Le gardien du local de la société et les employés n’ont rien vu de bizarre.
«Je n’ai remarqué aucun intrus», a répondu le gardien au patron de la société. Étonné, ce dernier était sûr de n’avoir rien remarqué d’étrange durant la nuit ni autour de la société ni à l’intérieur. Par conséquent, le propriétaire dépose une plainte auprès de la police.
À deux reprises, il a gardé le silence, il n’a pas osé alerter la police. Mais il ne pouvait pas se taire pour la troisième fois surtout que quelques clients l’ont informé que sa marchandise circule sur le marché.
Sans perdre la moindre seconde, il s’est rendu au commissariat de police. Et les éléments de la troisième section de la police judiciaire du district de Casablanca-Anfa se sont chargés de l’affaire. Ils soupçonnent deux hommes, qui se sont présentés chez un médecin de la ville et lui ont proposé un lot d’équipements médicaux à des prix bas. Le médecin a expliqué qu’il avait acheté un premier lot d’équipements qui vaut 16 mille dirhams, à 9.000 dirhams et un deuxième lot contre 6.000 dirhams alors qu’il vaut le double. Les enquêteurs ont décidé alors de leur tendre un piège. Avec le concours du médecin, ils sont arrivés à mettre la main sur M. Z qui était en compagnie d’un certain M. B. Menottés, tous les deux ont été conduits au commissariat de la police pour complément d’enquête. M. Z leur a révélé que son fournisseur n’est autre que A. M. Arrêté, ce dernier a dénoncé son fournisseur principal, à savoir A. F.
Lorsque le patron, le gardien et les employés de la société ont vu A. F, ils étaient étonnés. Pour quelles raisons ? Le mis en cause n’est autre que le fils du gardien de la société. Il remplaçait de temps en temps son père au gardiennage de la société. «Pourquoi ne pas profiter de mon boulot pour avoir plus d’argent ?», s’est-il dit un jour.
Il fallait d’abord trouver une issue pour rentrer à l’intérieur du local durant la nuit sans attirer l’attention de personne. Il a trouvé une issue donnant sur les toilettes de la société. Le jeune homme passe à l’action pour la première fois avec la complicité de A.G. Tous deux sont arrivés à mettre la main sur quelques marchandises et sur une somme de 1.000 dirhams. Le butin a été vendu contre une somme de 800 dirhams à un certain A. M. Après la réussite de cette opération, ils récidivent.
La deuxième opération leur a coûté une somme en espèces de 2.000 dirhams. Ils ont vendu la marchandise à A. M contre 4.000 dirhams. Pour la troisième fois, ils ont subtilisé une somme de 2.000 dirhams et ont mis la main sur des équipements destinés aux chirurgiens dentistes. Seulement, ils étaient appréhendés avant leur liquidation.
L’enquête policière a permis l’arrestation de sept personnes dont des médecins-receleurs. Ils ont été traduits devant la Cour d’appel de Casablanca.

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