Une bande de voleurs sous les verrous

Les ouvrières des entreprises, situées dans la zone industrielle du quartier Attacharouk à Casablanca, ont enduré le calvaire. Chaque jour était un cauchemar pour elles. Plusieurs d’entre elles avaient été victimes de multiples agressions. Nora, âgée de 31 ans, venait, ce samedi, de quitter son travail. C’était son jour de paie hebdomadaire. Un salaire qui ne lui suffisait même pas à s’acquitter du loyer, une chambre qu’elle occupe avec sa mère et ses deux sœurs ni à payer la facture de l’épicier du quartier et celle du pharmacien ni à répondre aux besoins de ses deux sœurs célibataires et sans emploi. En ce mois de décembre, il faisait déjà nuit à18h 30. Nora devait parcourir un petit chemin de quelques centaines de mètres avant de prendre le bus. De coutume, elle s’y rendait seule, sans se faire accompagner de quiconque. Mais, dans un endroit pareil, il fallait se méfier. Elle risquait à tout moment de se retrouver face à des agresseurs. Mais, Nora n’a jamais pensé à cela. Elle travaille depuis plus de trois ans dans une unité industrielle de la place et arpentait six jours sur sept le même chemin pour prendre le bus. Mais, ce qui lui est arrivé, ce jour-là, a complètement changé sa vision. Quelques mètres avant d’arriver à la station du bus, elle a remarqué deux jeunes hommes qui venaient vers elle. Elle a baissé sa tête et continué son chemin.  Elle n’avait pas d’autre choix. Il n’y avait pas de possibilité pour contourner ce passage. Les deux individus, à l’apparence drogués, lui ont coupé le chemin. Un troisième, qu’elle n’avait pas vu, est brusquement apparu avec un couteau. Que voulaient-ils d’elle ? La violer? Nora avait une peur bleue. Le trio l’a encerclée et lui a subtilisé son sac à main, sa petite chaînette en or et sa montre. Ils ne lui ont pas laissé le moindre sou même pas pour payer son ticket de bus. Nora est allée rapidement au commissariat de police pour déposer plainte et c’est grâce à un agent qu’elle a pu rentrer chez elle. Nora n’était pas la seule employée à avoir été la victime de ce trio. La police avait reçu de nombreuses plaintes du même genre, mais elle n’était toujours pas arrivée à arrêter le trio. Seulement voilà, la souris ne peut pas, à chaque fois, échapper à la souricière. Lorsque les trois individus sont entrés de nouveau « en action », pour délester une nouvelle victime, celle-ci s’est mise à crier. La police qui effectuait une ronde de routine, à ce moment-là, a entendu les cris de la victime. Aussitôt, elle s’est lancée derrière les trois individus. Après une course-poursuite, elle a enfin réussi à épingler l’un d’eux : Abdelhak. Celui-ci a dénoncé son frère, Hicham, repris de justice et recherché par la police et le troisième membre de la bande, à savoir, Al Mahjoub. Tous les trois ont été traduits, dernièrement, devant la Cour d’appel de Casablanca.

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