Une domestique violée par le fils de ses employeurs

Une domestique violée par le fils de ses employeurs

C’est à El Jadida que Malika a choisi de chercher un emploi. Cette jeune fille de dix-huit ans n’a jamais quitté sa région de Hjajma, dans la province d’El Jadida. C’est la première fois qu’elle l’a quittée pour aller en ville en quête d’un emploi. Elle n’était pas seule, mais en compagnie de sa cousine, Saïda, âgée de vingt-huit ans qui y a passé plus d’une dizaine d’années. D’abord, c’est elle qui l’a encouragée à la rejoindre en ville afin de gagner dignement sa vie et subvenir aux besoins de sa famille indigente. Saïda qui travaillait, depuis son dix-huitième printemps, chez une famille qui la traite comme l’une de ses filles, lui a assuré de l’aider à trouver un emploi quelque part. Et pourquoi pas chez les mêmes employeurs? Saïda lui a promis de leur en parler. En fait, Malika a passé ses deux premières journées à El Jadida chez une amie de Saïda. Celle-ci l’a bien reçue. Enfin, Malika a rejoint sa cousine, Saïda, pour travailler toutes les deux, chez la même famille. En fait, elle était très heureuse d’être proche de sa cousine. Bien reçue et bien traitée par son employeuse, Malika se sentait chanceuse d’être  au sein de cette famille. L’ est-elle exactement ? C’est ce qu’elle croyait au début. Mais ensuite ? C’était tout le contraire de ce qu’elle avait prévu. Comment ? Pas moins d’un mois de travail chez cette famille d’El Jadida, elle a commencé à souffrir. De quoi ? Des comportements du fils de ses employeurs, Majid, un jeune étudiant de vingt et un ans. Celui-ci la désirait, la harcelait jour et nuit, lui demandait de partager avec lui le même lit. Mais elle refusait. La première fois qu’elle a été surprise par ses comportements, elle était seule à la cuisine. Il l’a rejointe et a tenté de l’embrasser sur la nuque. Elle l’a repoussé violemment tout en criant. Sa cousine, Saïda, l’a rejointe aussitôt pour savoir ce qui lui est arrivé. Et elle fut surprise du fils de ses employeurs qui sortait de la cuisine. Qu’y faisait-il? Sa cousine, Malika, lui a tout raconté. Le lendemain, il l’a rejointe, une fois encore, à la cuisine, lui a expliqué qu’il la désire, qu’il ne veut qu’entretenir une relation amoureuse avec elle, qu’il veut passer de bons moments avec elle loin des regards de ceux qui se trouvent dans l’appartement et qu’elle l’excite. Malika l’écoutait sans dire le moindre mot. Lorsqu’il a insisté pour qu’elle lui répond, elle n’a pas hésité à lui expliquer qu’elle n’est qu’une domestique qui ne doit jamais tromper la confiance de ses employeurs. Aussitôt, il a tenté de l’embrasser et de lui faire des attouchements. Elle s’est abstenue tout en le repoussant et en le menaçant de crier. La dernière fois, Majid a profité de l’absence de tout le monde dans l’appartement. C’était le matin. Sa mère et Saïda faisaient des courses . Ses deux sœurs, son frère et son père étaient à leur travail. Il n’y avait que Malika. Il était dans sa chambre quand il l’a appelée pour lui amener le petit déjeuner. Quand elle est entrée dans la chambre, il a fermé la porte, s’est acharné sur elle et l’a violée. Quelques gouttes de sang ont coulé entre ses cuisses. Ne croyant pas ce qui lui est arrivé, Malika a déposé plainte auprès de la police. Une enquête a été diligentée. Et Majid a été arrêté. Il a clamé son innocence. «C’est elle qui m’a demandé de coucher avec elle… J’ai cédé», a-t-il déclaré aussi bien devant les enquêteurs de police que devant la Cour de la chambre criminelle près la Cour d’appel de la capitale doukkalie. Verdict : coupable pour viol ayant entraîné le dépucelage, il a été condamné à six ans de réclusion criminelle.

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