Une enseignante en retraite kidnappée et séquestrée pendant 5 jours

Une enseignante en retraite kidnappée et séquestrée pendant 5 jours

Peut-être qu’elle regardait la télévision ou bien qu’elle lisait un livre quand elle a entendu du bruit qui provenait de la terrasse. Mais, elle n’y a pas prêté beaucoup d’attention. Sans doute qu’il provenait du quartier et non pas de la terrasse, croyait-elle enfin avant de s’apprêter à se mettre au lit. Et tout à coup, avant d’éteindre la lumière, six jeunes hommes, armés de couteaux, se sont plantés devant son lit. Ils lui ont ordonné de ne piper mot, puis ils lui ont fermé la bouche avec un chiffon et de la colle adhésive. Ils lui ont également ligoté les mains.

Et sans perdre de temps, ils ont commencé à fouiller le domicile craignant que la gendarmerie royale ne soit alertée par un certain voisin qui se rendrait compte de leur opération. Rapidement, ils l’ont conduite vers le garage du domicile pour la jeter à l’intérieur de sa Ford et l’un d’eux a démarré. La pauvre femme pleurait en silence. La voiture ne s’est arrêtée qu’une fois arrivée dans une ferme située dans la région de Sidi Zouine, à une trentaine de kilomètres de l’ouest de Marrakech. C’était la ferme du père de l’un des ravisseurs. L’enseignante en retraite a été jetée dans un cagibi. Le lendemain, dimanche 27 décembre, elle a été obligée de leur remettre sa carte monétique et leur dévoiler le code.

Ils l’ont également obligée à leur signer deux chèques respectivement de 50 et 120 millions de dirhams. Les six malfaiteurs, circulant à bord de sa voiture, ne se sont pas privés de tirer l’argent de son compte par le biais de sa carte monétique sans oublier d’encaisser les deux chèques bancaires. Pendant ce temps-là la victime était séquestrée dans la ferme sans attirer l’attention de personne. Ses ravisseurs venaient la nuit pour se rassurer sur son état tout en lui jetant de la mortadelle, du fromage et du pain.

Il était mercredi 30 décembre, après cinq jours de séquestration, elle a décidé de réagir. Elle a commencé à crier et à demander du secours. Sa voix a été entendue par les voisins qui ont alerté les gendarmes. Se dépêchant sur les lieux, ils sont arrivés à la sauver. Une enquête a été diligentée pour tirer toute l’affaire au clair et arrêter les six malfaiteurs. Jusqu’à hier, dimanche, quatre membres de la bande ont été arrêtés alors que les deux autres sont toujours en fuite.

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