Une fausse bonne subtilise les bijoux de ses employeurs

Comme son mari, elle est employée dans une société. Chez elle, au quartier CIL à Casablanca, elle n’avait pas le temps nécessaire pour se charger de toutes les tâches domestiques. Elle était obligée de faire appel à une femme de ménage pour se charger au moins de la préparation des repas et du ménage. Elle s’est adressée à un «samsar» (intermédiaire), ce dernier lui a présenté Malika, une jeune fille sérieuse qui a déjà travaillé chez plusieurs familles. C’est du moins ce que ce «samsar » avait expliqué à cette femme qui lui a demandé sa carte d’identité nationale pour s’assurer de son identité. Après avoir empoché sa commission, le «samsar» a permis à la domestique d’accompagner la femme chez elle. En apparence, Malika semble être une jeune fille qui travaille avec abnégation. Son employeuse ignorait si elle est mariée ou non et si elle demeure avec sa famille ou habite seule dans une chambre. Elle ignorait même où elle demeure parce qu’elle ne le lui a  jamais demandé.
Dernièrement, l’employeuse est retournée chez elle. Malika est déjà partie. Elle est rentrée dans sa chambre à coucher et a ouvert son armoire. Elle avait l’intention de prendre quelques bijoux. En cherchant, elle ne les pas trouvés. Ont-ils été dérobés par Malika ? Pour avoir le cœur net, elle devait attendre jusqu’au lendemain matin. Seulement, Malika n’a pas donné signe de vie. Aussitôt, l’employeuse s’est dépêchée à l’arrondissement de police du quartier Ghandi et a porté plainte. La plainte a été adressée à la préfecture de police. Les limiers de la 8ème section judiciaire se sont chargés de l’affaire. Dès qu’ils ont diligenté une enquête, ils ont convoqué le «samsar». Celui-ci leur a remis l’adresse de Malika. Elle a été interpellée. Soumise aux interrogatoires, elle a avoué avoir mis la main sur les bijoux de son employeuse. En pointant son identité sur le fichier, la police est restée bouche bée. Elle ne dispose d’aucune information notée sur la carte d’identité nationale de Malika. Pourquoi ? Parce qu’elle est fausse ! Reprise de justice, elle ne devait pas se présenter à ses nouveaux employeurs avec sa vraie identité. C’est pourquoi elle a recouru à un faussaire qui lui a confectionné une fausse CIN. Depuis, elle ne travaillait chez une nouvelle famille que pour subtiliser ses bijoux précieux et disparaître. Une somme de 8.000 DH et plusieurs reçus d’achat de bijoux en or ont été saisis chez elle.
Elle a révélé aux enquêteurs les identités de trois receleurs, tous des bijoutiers. Ils ont été interpellés et traduits avec elle devant la justice.

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