Une fille de 7 ans victime d’une vengeance

Une fille de 7 ans victime d’une vengeance

Nous sommes le samedi 16 janvier. Il est 16 h passées. Les habitants affluent vers le quartier où demeurent Bouchaïb et son ami. Tout le monde parle de ce drame qui a coûté la vie à Zineb dont le cadavre a été découvert, samedi 9 janvier dans un puits du douar.

Les policiers chargés de la sûreté y sont déjà en train pour dresser le cordon sécuritaire empêchant les curieux de s’approcher de la maison qui sera la scène du crime. Une heure plus tard, le fourgon de police arrive. Bouchaïb et son ami, menottés, en descendent. Les éléments de la PJ d’El Jadida les encerclent et les conduisent à l’intérieur de la maison. Ils doivent reconstituer leur crime.

Bouchaïb a trente-quatre ans. Tout petit il a perdu ses parents. Dès lors, il a été pris en charge par une famille qui a pris soin de lui tout au long de son enfance, son adolescence et sa jeunesse. Certes, il n’a pas pu suivre ses études, mais sa famille adoptive ne l’a pas jeté à la rue, elle a continué à prendre soin de lui pour l’aider à gagner sa vie. Effectivement, il n’est pas resté les mains croisées, il a frappé à plusieurs portes pour avoir un emploi lui permettant de subvenir à ses besoins mais aussi à se procurer ses doses en drogue et alcool.

Mais à la longue, sa famille adoptive, lassée par ses comportements, l’a chassé de chez elle. Bouchaïb qui a loué, en compagnie d’un ami, âgé de trente-et-un ans, une chambre au douar El Ch’heb, a trouvé enfin un job comme serveur dans un café de la ville. Malheureusement, au lieu de s’occuper de lui-même et à se faire une nouvelle vie, il ne pensait qu’à se venger de sa famille adoptive.

Il n’allait pas tarder à mettre son plan à exécution. Mardi 5 janvier, il a kidnappé Zineb, la fille qui a vu le jour et qui a grandi devant ses regards. Il l’a emmenée chez lui, dans la chambre, l’empêchant, avec un chiffon à la bouche, de demander secours. Sans lui permettre de manger et de boire, il abusait d’elle jour et nuit tout en la laissant de temps en temps entre les mains de son ami qui la violait à son tour.  Vendredi 8 janvier. La nuit était déjà tombée quand Bouchaïb a remarqué que Zineb n’avait plus de chiffon à la bouche.

Enervé, il a commencé à la frapper et à lui cogner la tête contre le mur au point qu’elle a perdu connaissance. Après quoi, il l’a enroulée dans un drap et il a emprunté le chemin vers un puits du douar. Bouchaïb l’a jetée à l’intérieur du puits avant de rebrousser chemin comme si de rien n’était.

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