Une infirmière dérobe les bijoux de son employeur

Une infirmière dérobe les bijoux de son employeur

Elle est chirurgienne dentiste disposant d’un cabinet à Khouribga. Dernièrement, elle prend son congé et accompagnée de sa mère, elle part en voyage. Une dizaine de jours plus tard, elle retourne chez elle au quartier Le Village. Tout semble être normal. Elle passe son premier jour chez elle. Le deuxième jour, elle s’est mise à ranger ses effets vestimentaires dans son armoire. Par curiosité, elle décide d’ouvrir la petite samsonite renfermant ses bijoux. Et c’est la grande surprise ! Les bijoux ne s’y trouvent plus. Des chaînettes, des boucles d’oreilles, des bracelets, des gourmettes en or dont certaines serties de pierres précieuses, d’une valeur de 50 mille dirhams, tout avait disparu. Elle n’en croyait pas ses yeux. Des cambrioleurs ont-ils visité son appartement pendant son voyage ? Peut-être. Rapidement, elle prend son téléphone, compose le n°19 pour alerter la police. Les éléments de la 1ère brigade criminelle de la PJ accompagnés d’autres spécialistes se dépêchent sur les lieux. Les limiers de la brigade criminelle font un premier constat : Toutes les portes apparaissent en bon état et ne souffrent d’aucune effraction. Et les policiers en blouses blanches font une deuxième remarque : les empreintes digitales prélevées semblent appartenir à une femme et pas à un homme. Et l’interrogatoire des femmes habituées à fréquenter le domicile de la chirurgienne est entamé. Sans résultat. Sans aucun doute, la plaignante n’a pas tout dit, pensent les enquêteurs. Un deuxième questionnaire paraît inévitable. Ils l’interrogent une deuxième fois et elle leur explique, qu’avant son voyage, elle avait perdu ses clefs. Elle ajoute aux limiers qu’elle n’avait même pas pensé à changer les cadenas, ni les serrures des portes de son domicile, ni de son armoire. Elle n’a pas divulgué ce petit détail, jugeant qu’il était insignifiant pour elle. Elle ignore que pour nos enquêteurs tout a un sens et son importance dans l’enquête policière. Et qu’elle n’avait pas le droit de juger si tel détail est important ou pas. Qui travaille avec elle au cabinet ? Une infirmière. Mercredi dernier, ses empreintes digitales ont été prélevées. Comparées avec celles prélevées sur la scène de crime, elles se sont avérées identiques. Confrontée à ce résultat, elle avoue être la cambrioleuse. Elle explique avoir préparé son coup il y a plus d’un mois en subtilisant les clés. La chirurgienne dentiste a confectionné d’autres sans trop chercher les anciennes que l’infirmière a gardées chez elle. Le voyage de la plaignante était l’occasion pour passer à l’acte. Facilement, elle a ouvert toutes les portes et a mis la main sur le petit trésor. Elle a vendu une partie à un bijoutier de Fès et a gardé l’autre que les limiers ont saisi chez elle.

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